La vraie langue celtique – Page 150

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La vraie langue celtique de l’abbé BOUDET – Page 150

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Partie analysée : Page 150 – Titre :

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Si nous nous arrêtons dans un premier temps sur les arabesques, nous constatons que ce sont les mêmes que celles utilisées pour l’avant-propos et le « chapitre deux : Langue celtique ».

Il est tout de même étonnant de voir que les chapitres premier et cinq portent le même titre : « Langue celtique ».

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Arabesque du chapitre 2, Langue hébraïque :

 

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Arabesque du chapitre 5, Langue celtique :

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Malgré la reproduction de qualité moyenne du livre d’origine, il nous semble bien que nous avons à faire à la même frise dans les chapitre 2 et 5.

On a l’impression d’avoir à faire à une tenture ou une broderie.

Nous avons en alternance des cœurs (les cœurs sautent aux yeux) et des sympoles « infini » (un 8 couché) encadé en rouge.

Nous en avions déjà parlé. Ce sont les « lacs d’amour », la corde nouée mais pas serrée forme un 8. C’est lacs d’amour est un des symboles maçonniques : elle se nomme « la houppe dentelée ».

Je pense que les cœurs ont été ajoutés pour bien renforcer la symbolique des « lacs d’amour ».

L’objet encadré en vert et qui pend pourrait être l’œil de la connaissance que l’on retrouve dans les temples maçonniques à cet endroit-là mais la forme ne correspond pas trop. Cela pourrait être le compas et l’équerre qui donnerait cette forme ?

Cela pourrait aussi être un chandelier à 3 branches, Jesus-Christ sur la croix, l’esprit saint sous l’apparance d’une colombe qui desendrait du ciel,  ou la patte d’un palmipède.

Nous pouvons y voir tout ce que l’on veut.

Trois polices typographiques différentes sont utilisées pour « CHAPITRE V », « LANGUE CELTIQUE » et « L’ARMORIQUE ET SES TRIBUS. ».

« L’ARMORIQUE ET SES TRIBUS. » finit parun point de ponctuation alors que « LANGUE CELTIQUE » n’a pas de point final.

Je ne relève rien de particulier sur le petit filet décoré en forme de nœuds sous « LANGUE CELTIQUE ».

« LANGUE CELTIQUE » peut se transformer en « LANGUE CELLE QUI TE » soit « GUE-LAN (GLAND) CELLE QUI TE ».

« L’ARMORIQUE ET SES TRIBUS » peut se transformer en « L’ARME A TRIQUES ET SES OBUS », « L’AMOUR A TRIQUES ET SES OBUS »..

« L’ARMORIQUE » peut se transformer en « L’AROMATIQUE », « L’ART ROMANTIQUE ».

« TRIBU » peut se transformer en « BITURE » (se prendre une cuite).

« TRIBU » peut se transformer en « BITE RU(DE) ».

 

 

Symbole chrétien : La colombe / l’esprit saint

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Photo d’une loge maçonnique moderne :

La pièce symbolise le temple de salomon, avec un parterre en forme de damier, la houppe dentelée avec nœuds en forme de lacs d’amour (encadré en rouge) au ras du plafond, l’œil de la connaissance et lacompas et l’équerre (encarés en vert).

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Partie analysée : Page 150 – Premier  paragraphe :

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Henri Boudet nous dit qu’après avoir appliqué la langue des Tectosages à interpréter le basque. Il va essayer d’appliquer de la même manière la langue des Tectosages à interpréter le mot « Britanni » et des noms celtiques des tribus armoricaines.

« Brittany » est la traduction anglaise du mot « Bretagne ».

« Britannia » était une province romaine  qui correspond à une grande partie de la Grande-Bretagne.

Dès la première phrase de ce nouveau chapitre, Henri Boudet nous pousse vers une certaine confusion :

  • Parle-t-on de l’Armorique ou de la Bretagne ?
  • Parle-t-on de la Bretagne ou de la Grande Bretagne ?

Le territoire de l’Armorique allait de l’estuaire de la Gironde à l’estuaire de l’Escaut qui se jette dans la mer du nord. Elle était constituée de plusieurs tribus gauloises : les vénètes, les osismes, les cosiosolites, les namnètes, les redones, etc.

La Bretagne ne représente qu’une partie de l’Armorique.

Le nom « Armorique » vient du gaulois « aremorica » qui signifie « le pays qui fait face à la mer » qui a été latinisé en « Armorica ».

C’est au 6e siècle de notre ère que le terme Bretagne remplaça le terme Armorique. Voici un petit résumé des évènements à l’origine de ce remplacement :

A la suite de la chute de l’Empire romaine, les Angles, les Saxons, les Jutes envahissent l’île de Bretagne. De ce fait les Bretons (Britons) fuirent l’île et une grande partie émigrèrent en Armorique. Les nouveaux arrivants apportèrent avec eux leur langue, leurs coutumes et leur organisation sociale. Progressivement, ils devinrent dominants. L’appellation Armorique ne reflétaient plus le peuple et les coutumes présentes. Le mot « Bretagne » reflétant cette nouvelle population et il remplaça le terme « Armorique ».

L’historien Grégoire de Tours, auteur de l’Histoire des Francs au VIe siècle, mentionne à plusieurs reprises les Britanni. Pour lui, la péninsule est déjà associée aux Bretons venus d’outre-Manche. L’ancien terme Armorique disparait de ses écrits.

Aparté sur Grégoire de Tours

Nous avions évoqué en page 144 et les suivantes, Dom Martin et Saint-Martin (nommé aussi Martin de Tours). Ce dernier fut évêque de Tours de 371 à 397. Ici, Grégoire de Tours de 573 à 594.

Tous les extraits bibliques utilisés dans la VLC, Henri Boudet nous dit qu’ils viennent de la Bible de Carrières. Sauf qu’à de nombreux passages, les extraits ne correspondent pas à la Bible de Carrières. En recherchant sur le site de comparaison des différentes versions de Bibles, les extraits qui ne correspondent pas à la Bible de Carrières, correspondent à la Bible de Tours.

Henri Boudet, amoureux des pierres, nous propose la Bible de Carrières (de Pierres ?)

Henri Boudet, amoureux des cercles, nous propose des personnages de Tours.

Son but n’est pas historique, ni théologique mais bien des jeux de mots sur les thèmes des pierres (carrières) et des cercles (tours).

Les récits de la vie des saints confirment cette tendance. Rédigés entre le 6e et le 7e siècle, ces textes utilisent l’expression Brittania minor, la Petite Bretagne. Cette appellation permet de distinguer la nouvelle Bretagne continentale de la Brittania major, l’île d’origine.

Les auteurs latins parlent de « Nova Britannia », la nouvelle Bretagne.

C’est ainsi que la langue bretonne née, issue de la langue brittonique insulaire. Le Breton (la langue) cohabite avec le latin : le latin est utilisé par l’église, les échanges diplomatiques ; le breton est la langue de la vie ordinaire.

C’est ainsi que les termes Britannia Major (Grande Bretagne) et Britannia Minor (Petite Bretagne).

Avec l’invasion de la grande Bretagne par les Angles, les Saxons, les Jutes, la langue et la tradition des Bretons (Brittons) s’estompa. C’est en petite Bretagne que la langue et la tradition des Bretons furent conservées.

Sur la carte (en langue anglaise) de l’Armorique du Moyen-Age en 500 après J-C, nous voyons que la Bretagne est découpée en 5 régions (4 bretonnes et 1 frison) :

  • Leon
  • Kernev
  • Domnonea
  • Brittany (armorica)
  • Corold’s frisians (frisons et non bretons)

Sur la page wikipedia de la Bretagne médiévale, le tableau « La fuite du roi Gradlon » d’Evariste-Vital Luminiais est présenté. La représentation de ces personnages sur des chevaux qui semblent sortir de l’eau. Cette « image » fait penser à la fontaine des Girondins à Bordeaux, la fontaine Bartholdi à Lyon et le bassin du char d’Apollon du château de Versailles que nous avons vus en page 148.

Le haut Moyen âge est un phénomène de reprise des légendes fondatrices : une nouvelle ère s’amorce où les peuples se réinventent un passé. La légende de Gradlon pour la Cornouaille armoricaine est un exemple de réappropriation mythologique liée à un peuple de la mer.

Gradlon est un roi légendaire d’Armorique et de Cornouaille. Le personnage est situé entre le 4e et 5e siècle de notre ère. Il est le fils du premier roi légendaire d’Armorique, Conan Meriadec et de Sainte Darerca, sœur de Saint-Patrick.  

Ce tableau du roi Gradlon et de Saint Guénolé à cheval qui jettent Dahut à la mer. On voit en arrière-plan la ville légendaire d’Ys (engloutie par les flots).

Les personnages de Dahut et  d’Ahès sont souvent confondus. Encore une confusion !

Le personnage de Dahut

Dahut est la fille du roi Gradlon.

Dahut fait penser au Dahu, l’animal imaginaire et à la chasse au Dahu.

Dahut est inspirée de la déesse mère ou de la fée gardienne des Vannes qui empêchait les eaux de se répondre dans la ville d’Ys. Dahut est la fille de Gradlon, roi de Cornouaille. Elle construit la ville d’Ys ou le plaisir règne. Cela provoque la colère d’un homme d’Eglise. Dahut fait submerger la ville d’Ys par les eaux à cause de ses pêchés.

Suite à l’altération du mythe par le Christianisme, la version populaire la plus connue fait de Dahut une prostituée, par opposition à la Vierge Marie.

Albert le Grand, dans son livre « La vie des saincts de Bretaigne armorique » de 1636 mentionne pour la première fois, le personnage de Dahut. C’est lui qui est à l’origine de la confusion du personnage de Dahut avec Ahès.

 

Le personnage d’Ahès

Ahès est un personnage du légendaire breton. Elle est une princesse, une fée ou une géante. Elle est citée comme pécheresse et fondatrice du château de Ker-Ahès, devenu la ville de Carhaix. La tombe d’Ahès se trouverait sous un dolmen à Prat dans le Trégor. On retrouve le nom « Ahès » dans des lieux en Bretagne ainsi qu’en astronomie. « Chemin d’Ahès » est un des noms de « la voie lactée ». « Char d’Ahès » est un des noms de « le petite ourse ».

Carhaix portait le nom de « Vorgium » à l’époque gallo-romaine. Des fouilles archéologiques montent que « Vorgium » était la plus grande cité de Bretagne avec une surface de 130 hectares. En comparaison, Rennes (Condate Riedonum) n’avait une surface que de 50 hectares. 8 voies romaines partaient de Vorgium selon la table de Peutinger. 130 hectares restent un taille modeste au regard de grand cités du reste de la Gaulle romaine.

Carhaix se trouve dans le département du Finistère.

Elle le chef-lieu du Poher et fait partie de l’Argoat.

Le Poher est aussi appelé Haute-Cornouaille. Il est un important territoire de la Cornouaille.

L’argoat désigne la Bretagne intérieure, « boisée » par opposition à la Bretagne maritime, l’Armor.

Carhaix est enserré entre les monts d’Arrée au nord et les montagnes noires du sud.

Carhaix se trouve sur un plateau bordé au nord par l’Hyères (affluent de l’Aulne) et au sud par le ruisseau de la Madeleine.

La situation géographique de Carhaix fait référence à beaucoup de termes que nous avons déjà rencontrés :

  • « Carhaix » qui peut se lire « carré »
  • « Finistère » qui signifie « la fin des terres » qu’Henri Boudet a présenté les trois Finisterre dès la page 5 de la VLC avec un extrait de « Histoire de France » d’Henri Martin.
  • « Argoat » qui peut de lire « argot » qui se dit « slang » en anglais
  • « Cornouaille » énumérés plusieurs fois par Henri Boudet, et les « cornouilles, fruits du cornouiller »
  • « Finisterre », les trois fins des terres en Espagne, en France et en Grande-Bretagne
  • « Monts d’Arrée » qui font penser au « Mail d’Arréou » et à « la vallée d’Aure »
  • « Hyères » fait penser au « cap de Mèdes » et « le massif des Maures » qui se trouvent à Hyères dans le Var que l’on a vu en page 87.
  • « Aulne » qui l’on a vu plusieurs fois, sans trop savoir si l’on parle de l’arbre ou de l’unité de mesure
  • « Madeleine » qui fait penser à Marie-Madeleine

 

Armoiries de la ville de Carhaix :

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Description héraldique : « D’or au bœuf de sable colleté, clariné et accorné d’argent »

Armoiries de la Bretagne

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Description héraldique : « D’hermine plain »

L’hermine est une fourrure figurée par un champ d’argent (blanc égale gris argent) semé de mouchetures se sables (noires).

 

Bretagne (région administrative)

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Province Romaine de « Britannia » :

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L’Armorique au temps des romains

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Composition de la Bretagne en 500 après J-C :

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Tribus celtiques de Bretagne

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Les migrations des Bretons suite l’invasions des Jutes, des Saxons et des Angles

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Monts d’Arrée

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Montagnes noires

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Tableau « La fuite du roi Gradlon » d’Evariste-Vital Luminiais

Le haut Moyen âge voit un phénomène de reprise des légendes fondatrices : une nouvelle ère s’amorce où les peuples se réinventent un passé. La légende de Gradlon pour la Cornouaille armoricaine est un exemple de réappropriation mythologique liée à un peuple de la mer.

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Partie analysée : Page 150 – Deuxième  paragraphe :

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Henri Boudet nous dit que certains pensent que la langue bretonne serait la vraie langue celtique parlée par nos aïeux.

Il admet que dans le Breton on retrouve bon nombre d’expressions gauloises mais la langue originelle n’a pas été conservée dans sa pureté. Il suffit de s’arrêter sur les pronoms bretons pour se faire un avis sur l’altération profonde de leur langage.

Henri Boudet prend pour preuve de cette altération, la difficulté des Bretons d’éclaircir les dénominations de leurs anciennes tribus, et surtout les noms les plus chers à leur patriotisme, c’est à dire les mots de « Britanni » et de « Armorique ».

Si on essaie d’avoir une autre lecture de ce paragraphe, qu’est-ce qu’Henri Boudet nous dit ?

Les Bretons ont gardé un nombre considérables d’expressions gauloises. On peut la comprendre comme des gauloiseries, c’est-à-dire une attitude, gaie et paillarde et licencieuse, inspiré d’un esprit rustre et des léger que possédaient les gaulois. En d’autres termes, les expressions gauloises sont des expressions grivoises.

Certains pensent que le Breton serait la vraie langue celtique. Il faut donc croire que la langue celtique est une langue gauloise.

Langue Gauloise = Langue Bretonne = La vraie langue celtique = les expressions grivoises.

Mais le Breton ne serait pas la vraie langue celtique car on ne pourrait pas expliquer les noms des plus anciennes tribus, ni les noms de « Britanni » et « Armorique » avec les expressions gauloises/grivoises.

Il est donc assez clair que la vraie langue celtique est une langue totalement grivoise alors que le Breton ne l’est pas (totalement grivoise).

On peut relever l’utilisation :

  • « Langue, langage » : 4 fois
  • « nom » : 5 fois
  • « Breton, Bretagne, Britanni » : 4 fois

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Liens :

Bretagne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bretagne

Britannia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bretagne_(province_romaine)

Armorique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Armorique

Armorique au Moyen-Age : https://fr.wikipedia.org/wiki/Armorique_au_haut_Moyen_%C3%82ge

Armorique à la Bretagne : https://www.nhu.bzh/de-l-armorique-a-la-bretagne-histoire-de-bretagne/

Gradlon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gradlon

Conan Meriadec : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conan_M%C3%A9riadec

Sainte-Darerca d’Irlande : https://fr.wikipedia.org/wiki/Darerca

Saint-Patrick d’Irlande : https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_d%27Irlande

Tableau fuite de Gradlon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fuite_de_Gradlon

Dahut : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dahut

Dahu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dahu

Ahès : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ah%C3%A8s

Carhaix-Plouger : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carhaix-Plouguer

Vorgium : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vorgium

Table de Peutinger : https://fr.wikipedia.org/wiki/Table_de_Peutinger

Poher : https://fr.wikipedia.org/wiki/Poher

Argoat : https://fr.wikipedia.org/wiki/Argoat

Cornouaille : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cornouaille

Mons d’Arrée : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monts_d%27Arr%C3%A9e

Montagnes Noires : https://fr.wikipedia.org/wiki/Montagnes_Noires

Hyères : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hy%C3%A8res_(C%C3%B4tes-d%27Armor)

Aulne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aulne_(fleuve)

Grégoire de Tours : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Tours

Martin de Tours : https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_de_Tours

Gaulois (langue) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaulois_(langue)

Gauloiserie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauloiserie

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