La vraie langue celtique – Page 148

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La vraie langue celtique de l’abbé BOUDET – Page 148

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Partie analysée : Page 148 – Premier paragraphe :

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Henri Boudet nous dit que les Auscii pouvaient aisément se rendre habile dans les ouvrages d’or.

La formulation est encore une plus qu’étrange. Comment peut-on se rendre habile ? On est habile ou on ne l’est pas. On peut à la rigueur de le devenir à force de s’exercer. On dirait plus « devenir habile » que « se rendre habile ».

« Se rendre à Bile » comme si « Bile » était un lieu ou bien le nom d’une ville ?

Il continue en disant que ce métal (l’or) était presque à fleur de terre dans leur région. Divers historiens prétendent que les avides marchandes Grecs et Phéniciens, revenant dans leur pays, donnaient pour lest à leurs vaisseaux l’or recueilli dans les Pyrénées.

La formulation « donnaient pour lest à leurs vaisseaux l’or recueilli dans les Pyrénées » et toute aussi étrange. Pour dire que les Grecs et les Phéniciens chargeaient de l’or recueilli dans les Pyrénées dans les cales de leurs bateaux.

L’abbé Monlezun écrit dans « Histoire de la Gascogne », en reprenant Dom Martin,  que les Aquitains descendraient des Phéniciens qui abandonnèrent leur pays pour échapper  aux attaques de Josué  dont le but était l’extermination des peuples non hébreux. Et ces fameux phéniciens, ancêtres des Aquitains, venaient d’une ville nommée Dor.

Il est donc curieux qu’Henri Boudet avant que les Phéniciens auraient acheté avec des pratiques commerciales pas très recommandables de l’or recueilli dans les Pyrénées, sous-entendu par les Auscii (des Aquitains). Quelles sont ses sources ?

L’extrait de « Histoire de la Gascogne » est le suivant :

Dom Martin, dans son histoire des Gaules, donne aux Aquitains pour pères les Phéniciens de Dor ou Dora, cille située à égale distance de Tyr et de Césarée de Palestine. Fuyant l’extermination dont Josué menaçait toutes les races de Chanaan, ils auraient abandonné la Phénicie, passé la mer, traversé l’Espagne en empruntant ses mœurs, et se seraient arrêtés sur le versant septentrional des Pyrénées

Cette phrase possède un style si peu de naturel qu’elle semble être codée. On retrouve des sons, des mots répétitifs :

  • « Dans les, dans leurs » : dans les ouvrages, dans leur région, dans leur pays, dans les Pyrénées
  • « d’or, l’or » : les ouvrages d’or, leurs vaisseaux l’or
  • « que » : que à fleur, que les avides
  • « les » : les Auscii, habi-les, les avides, lest, les Pyrénées
  • « eur » : à fleur, leur région, leur pays, leurs vaisseaux

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Nous relevons aussi :

  • L’alignement des « P » : prétendent, Phéniciens, pour, Pyrénées
  • L’alignement « historiens Grecs » : Dans le langage courant on parle bien plus des historiens grecs et des marchands Phéniciens que des marchands Grecs et Phéniciens. Les Grecs n’ont pas forcément la réputation d’être de grands marchands.

« lest à leurs vaisseaux l’or » est l’extrait le plus curieux :

  • « lest » : on se demande s’il faut comprendre le point cardinal « l’Est »
  • « à leurs… l’or » : on se demande s’il ne faudrait pas inverser « leurs » et « l’or » pour faire « alors… leur » ou « alors…l’heure »
  • « avide, revenant, vaisseaux » : si on les assemble, cela pourrait donner « vaisseaux revenant à vide »

Les ancêtres des Auscii étaient des phéniciens qui venaient de la ville de Dor.

On pourrait continuer comme cela encore longtemps.

Cette phrase est vraiment formulée d’une façon bien trop étrange pour qu’elle soit anodine !

Extrait du livre « Histoire de la Gascogne » de l’abbé Monlezun, de 1846.

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Carte de la Novempopulanie en 600

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Partie analysée : Page 148 – Deuxième  paragraphe :

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Henri Boudet nous dit que c’est la richesse de l’Aquitaine en chevaux qui avait séduit une fraction des Bituriges-Cubes (du Berry) et ils détachèrent du gros de la tribu pour se fixer à l’embouchure de la Gironde.

Cette seule phrase soulève un nombre important de commentaires ! En voici quelques-unes.

Il bascule de l’or des Pyrénées et la dextérité des Aquitains à extraire et façonner cet or à la richesse de l’Aquitaine en chevaux. Depuis le début du chapitre sur les Aquitains, Henri Boudet mélange ou utilise selon le contexte le mot « cheval, chevaux » et le mot « or ». Il nous a expliqué que le mot Aquitaine venait de « Equus » ou « Aqua » qui signifient respectivement « cheval » et « eau » en latin. Le cheval et l’eau, certes ! Mais pourquoi « l’or », « l’eau – R » ?

Pour utilise-t-il le mot « Bituriges-Cubes » qui est le nom français au lieu de « Bituriges Cubii » en latin alors qu’il utilise « Auscii » qui est le nom latin des « Ausques », mot français ? Selon ses besoins, il utilise le nom en latin ou en français. Mais quelle en est la raison ? De possibles jeux de mots ou phonétiques, à notre avis !

Les mots « fractions » et « cubes » font penser à des termes de mathématiques.

Les mots « fraction », « détachèrent », « fixer » à quelque chose que l’on casse en plusieurs morceaux, qu’on le détache d’une masse plus importante pour qu’il soit collé ou assemblé pour constituer un autre ensemble.

Henri Boudet souligne le fait que les Bituriges-Cubes viennent du Berry. Effectivement, la tribu des Bituriges est originaire du Berry et une partie de la tribu vint s’installer en Gironde dans l’embouchure de la Garonne.

Les Bituriges du Berry sont nommés les « Bituriges-cube » et les Bituriges de Gironde sont nommés les « Bituriges-Vivisques ».

Le nom « Bituriges » est la version latinisé d’appellation gauloise « Biturix » qui signifie « les rois du monde » composé de « bitu (monde) » et « (rix) roi ».

La formule « embouchure de la Gironde » est incorrecte. Une embouchure est l’entrée d’un fleuve ou d’une rivière dans la mer, ou dans un autre fleuve ou une autre rivière.

On parle de « l’embouchure de la Garonne (fleuve) » et pas de « l’embouchure de la Gironde (région) ».

Comme Henri Boudet nous parle de la richesse de l’Aquitaine en chevaux, l’embouchure désigne aussi la partie du mors qui entre dans la bouche du cheval.

Henri Boudet veut-il nous parler de Bordeaux ?

Existe-t-il des chevaux de race Girondine ?

Place des Quinconces à Bordeaux, il existe la fontaine des Girondins. Les anciens la nommaient «  les chevaux des girondins ».

Ce double ouvrage faisant hommages aux députés Girondins de la révolution française est composée d’une colonne, « la colonne des girondins » et d’une fontaine surmontée d’un ensemble de personnages et d’animaux en bronze. Un ensemble de chevaux marins qui sortent de l’eau et qui semblent tirer en semble de personnages.

Nous avons le « Triomphe de la République » qui tient à la main une lance et d’un autre côté le « Triomphe de la Concorde » qui tient à la main un rameau d’olivier.

Encore une fois, nous avons une dualité : deux personnages que l’on peut confondre.

Ces monuments furent construits entre 1894 et 1902.

Dès 1857, l’idée de créer un tel monument voit le jour. La veille de Bordeaux lance un concours auprès des sculpteurs de l’époque pour proposer des projets. Plusieurs artistes soumettent leur proposition dont Frédéric Bartholdi, jeune sculpteur méconnu à l’époque. Le projet reste dans les cartons plusieurs années.

Ce n’est que les années 1880, que le projet se concrétise.

En 1886, la statue de la liberté est inaugurée. Frédéric Ausguste Bartholdi est mis en lumière. La ville de Bordeaux le sollicite pour finir son projet commencé 30 ans plus tôt.

En définitive, c’est le projet d’Alphonse Dumilatre et Henry Deverin qui sera retenu par Borceaux, « Gloria victis » c’est-à-dire « Gloire aux vaincus » en latin. Il sera préféré au projet de Frédéric Auguste Bartholdi en 1888 qui était trop onéreux. C’est la ville de Lyon qui acquiert l’œuvre de Bartholdi et qui est toujours présente sur la place des Terreaux à Lyon.

« La fontaine Bartholdi » a été inaugurée à Lyon en 1892. Elle fut nommée «  Char triomphale de la Garonne » alors que son nom officiel était « Les fleuves et les sources allant à l’océan ».

Encore une fois nos avons deux fontaines qui se ressemblent, une à Bordeaux et une à Lyon.

Bartholdi se serait inspiré du bassin du char d’Apollon du château de Versailles. Le char solaire d’Apollon symbolise la course du soleil. Et Versailles, Louis XIV, le roi soleil !

Des chevaux, deux fontaines, de l’eau qui sort des naseaux des chevaux, et… l’embouchure que nous retrouvons uniquement dans la gueule des chevaux de la fontaine de Bartholdi à Lyon alors que les chevaux aux sabots palmés n’ont pas de mors, ni d’embouchure dans la fontaine des girondins à Bordeaux.

Quel était l’état d’avancement des projets de Dumilatre et de Bartholdi au moment où Henri Boudet a écrit son livre ? Cela faisait plus de 20 ans que le projet était dans les cartons ? Est-ce plutôt le bassin du char d’Appolon qui a inspiré Henri Boudet ? Mais si c’est ce bassin pourquoi parle-t-il de Bordeaux ?

A la place des Quninconces à Bordeaux, nous avons 2 œuvres avec des chevaux aquatiques avec 2 bassin.

A la place des Terreaux à Lyon, «  Char triomphale de la Garonne », nous avons la fontaine de Bartholdi avec une oeuvre avec des chevaux  qui soufflent de l’eau de leurs nasaux.

Dans les jardins du château de Versailles, nous avons le bassin du char d’Apollon.

Une embouchure qui s’applique aussi bien à de l’eau qu’à des chevaux. Faut-il aller plus loin dans ce qu’a voulu nous dire Henri Boudet ?

Les chevaux de Bartholdi et de Versailles possèdent des embouchures. Les chevaux de la place des Qunconces n’en possèdent pas.

Ensuite, Henri Boudet décompose le mot « Bituriges-Cubes » en mots anglais de la manière suivante :

  • « bit » qui signifie « frein, mors »
  • « ure » qui signifie « usage »
  • « itch » qui signifie « désir, démangeaison »
  • « to cub » qui signifie « « mettre bas, produire »

Dans le dictionnaire, Anglais-Français de Percy Sadler, nous trouvons les mots suivants :

  • « bit (bitte) » signifie « mors, frein, morceau, bouchée »
  • « to bit » signifie « brider un cheval, »
  • « bit, bitten » signifie « participe du verbe to bit, mordre »
  • « bitch » signifie « chienne, femelle du chien »
  • « to bite » signifie « mordre, piquer »
  • « bite » signifie « morsure, bouchée »
  • « biter » signifie « celui qui mord, le poisson qui mord à l’hameçon, fourbe, filou »
  • « biting » signifie « mordant, piquant »
  • « canon-bit» signifie « canon, embouchure d’un mors »
  • « to beat » signifie « battre, frapper, piler, mêler, brouiller, agiter, poursuivre, tracer, vaincre, défaire, harasser, palpiter »
  • « beat » signifie « un coup »
  • « beater » signifie « pilon, battoir, une demoiselle pour battre le pavé, batteur, querelleur »
  • « beast » signifie « bête, animal, homme brutal »
  • « ure » signifie « usage »
  • « use» signifie « usage »
  • « ure, urus » signifie « urus, a wild ox in Lithuania »
  • « ure-ox » signifie «ure, aurochs  »
  • « ureter » signifie « uretère, canal double des reins à la vessie  »
  • « urethra » signifie « (anat.) urethre ou urètre »
  • « jole» signifie « figure, jure, la tête d’un poisson, hure »
  • « to jole » signifie « heurter avec la tête »
  • « the head of a boar » signifie « la hure d’un sanglier »
  • « your » signifie « votre, vos »
  • « itch » signifie « gale, démangeaison, désir »
  • « to itch » signifie « démanger »
  • « to hitch » signifie « se démener, se trémousser, amarrer, attacher, accrocher »
  • « clove-hitch » signifie « (mar.) tour mort »
  • « Wales » signifie « le pays de Galles »
  • « cub » signifie « le petit d’un animal, ourson, renardeau, baleineau »
  • « to cub » signifie « faire des petits, mettre bas »
  • « cube » signifie « (géom) cube, solide à six faces carrées, égales »
  • « to cube » signifie « cuber »
  • « cubation» signifie « action de se coucher »

Dans la partie Français-Anglais du dictionnaire, nous trouvons :

  • « brequin » se traduit en anglais par « a centre-bit, a bit for a stock  »
  • « bridon » se traduit en anglais par « a bit, a snaffle, a chin-stay  »
  • « brin » se traduit en anglais par « a blade, a slip, a sprig, a shoot, a morsel, a bit  »
  • « brin à brin » se traduit en anglais par «litle by little, bit by bit »
  • « emboucher » se traduit en anglais par «to put into the moutch, to prompt, to instruct »
  • « emboucher un cheval» se traduit en anglais par «to bit a horse, to put a bit in a horse’a mouth  »
  • « embouchure » se traduit en anglais par «the mouth of a river, a harbour, a canon, a bottle, and the like, the mouth piece of a wind-instrument, the bride bit, the mode or method of blowing a wind-instrument »
  • « frein » se traduit en anglais par « a bit, the iron part of a bridle which is inserted in the mouth of a horse : a bridle, a curb, a check, a restraint »
  • « morceau » se traduit en anglais par « a bit, a morsel, a fragment, a piece  »
  • « paillette » se traduit en anglais par « a spangle, a small bit of gold or silver found in rivers near mines  »
  • « mèche » se traduit en anglais par « bit  »
  • « mèche de vilebrequin » se traduit en anglais par « brace-bit  »
  • « mors » se traduit en anglais par «curb, bit »
  • « mors à l’anglaise » se traduit en anglais par « English-bit, port-mouthed bit  »
  • « mors avec gourmette » se traduit en anglais par «curb-bit »
  • « mors de bridon » se traduit en anglais par «snaffle-bit »
  • « paillon de soudure » se traduit en anglais par « thin bit of solder  »
  • « vilebrequin » se traduit en anglais par « (join.) brace, stock (for centre-bit, etc.)  »
  • « hure » se traduit en anglais par « the head of a wild boar or of a pike, the jole of a salmon »
  • « une vilaine hure » se traduit en anglais par « a nasty head of hair »
  • « démangeaison » se traduit en anglais par «itch, itching, (fam.) an immoderate desire»
  • « démanger » se traduit en anglais par «to itch, it is mostly used impersonally »
  • « gale» se traduit en anglais par « the itch, a cutaneous disease occasiones by a small insect, and taken by contact or contagion »
  • « galeux » se traduit en anglais par « itchy, infected with the itch, scabby, mangy »
  • « psora » se traduit en anglais par «the itch »
  • « psorique » se traduit en anglais par «itchy »
  • « nœud» se traduit en anglais par « (mar.) knot, bend, hitch »
  • « clef » se traduit en anglais par « (mar.) a key-bolt, a chock, a hitch »

Le mot « gale » peut renvoyer à « galle », « Pays de Galles », « Noix de Galle », « Galle ». « Galle »  qui provient d’un mot indo-européen qui signifie « rond ».

A proximité des mots que nous avons identifiés, nous trouvons les mots suivants :

  • « bride » se traduit en anglais par « a bridle, a stay, a loop : a check, a curb »
  • «  » se traduit en anglais par «  »
  • « friandise » se traduit en anglais par « daintiness, nicety in taste, squeamishness, niceness, delicacy »
  • « morce » se traduit en anglais par « pavement of a kennel (chenil) »
  • « un morceau friand » se traduit en anglais par « a dainty bit, a tit-bit»
  • « morse » se traduit en anglais par « morse, hippopotamus »
  • « morsure » se traduit en anglais par « a bite, a wound made by bitting »
  • « canon » signifie « canon, livres sacrés, chanoine, (typ.) canon »
  • « canonist » signifie « canononiste, docteur en droit canon »
  • « huppe» se traduit en anglais par « hoop, a hoopoe, or hoopoo, a pewet, a bird whose head is adorned with a tuft of feathers : a tuft on the head os some birds.  »

Si nous nous attardons sur la phrase d’Henri Boudet :

« Les Bituriges-cubes avaient les mêmes goûts que les Aquitains. Comme eux ils étaient éleveurs de chevaux, prompts à bondir sur leurs coursiers et habiles à se servir du frein. »

 

Le mot « coursier » :

Le coursier désigne :

  • un cheval qui a fière allure.
  • Un chenal qui amène l’eau aux aubes de la roue du moulin
  • Un canon placé sous le coursier d’une galère

Le coursier était le nom utilisé pour les chevaux qui tiraient le char d’Apollon.

 

Le mot « frein » :

Le frein est la partie métallique placée dans la bouche du cheval. Cette définition n’est pas très différente du mors ou de l’embouchure. Ces trois mots semblent être équivalents. Ils ont la même fonction. La différence à noter est que le frein est décrit comme était fait en métal.

Le mors vient en complément du filet ou de la bride et il est équipé de Rênes.

Houlà ! Quel Combo !

L’expression « ronger son frein » est utilisée pour qualifier une personne qui trépigne d’impatience, comme le cheval qui n’a plus de patience et qui ronge son mors/frein.

L’expression « ronger son frein » se dit en anglais « champ at the bit ». En mauvaise traduction littérale cela donnerait « champion de la bite ».

« the bridle » signifie « la bride » en français.  « the bride » signifie « la mariée » en anglais. Du cheval à la mariée.

Cet ensemble (mors, bride) fait partie de l’équipement du cheval auquel il faut rajouter les Rênes. Est-ce une allusion à Rennes, Rennes-les-bains ou Rennes-le-château ?

« le frein » est un ligament ou un repli membraneux qui sert à retenir un organe, comme la langue ou le pénis /prépuce.

 

Le mot « emboucher » :

« emboucher » se traduit en anglais par « to prompt »

« emboucher » signifie « mettre la bit (le mors) dans la bouche du cheval »

La phonétique donnée pour le mot « bit (mors) » dans le dictionnaire de Percy Sadler est « bitte », comme une « bitte », un sexe masculin en argot.

 

Le mot « ure » :

Henri Boudet nous donne la tradution « usage » pour le mot anglais « ure ». De prime abord, cela est surprenant. Le premier mot qui nous vient en tête pour traduire « usage » en anglais serait plutôt « use » que « ure » !

La proximité des mots « hure » et « huppe » est à noter ! Encore une proximité !

La hure possède plusieurs sans :

  • « La tête de sanglier » : le sanglier pourrait être considéré comme un animal emblématique, totémique de la nation gaulois
  • « La tête d’un animal à l’allure féroce »
  • « tête hérissé, hirsute »
  • « Pâté de tête à base de sanglier ou de cochon »
  • « Espèce de brosse garnie de tous les côtés et adaptée à un manche, nommé aussi tête de loup »
  • « Héraldique : Meuble représentant une tête de sanglier»

De plus, il faut rajouter :

  • Dans l’iconographie chrétienne médiévale, le sanglier symbolise la luxure
  • Dans les sociétés ésotériques, le sanglier et le marcassin représentent le maitre et son apprenti. Dans les formations données par les compagnons du tour de France, les apprentis ont le titre de marcassin.

 

Exemple de blason avec une hure de sanglier :

D’argent à une hure de sanglier de sable, allumée et défendue du champ, accompagnée de trois croissants de gueules, qui est de Argœuves de la Somme.

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Wikipédia donne l’information suivante sur l’étymologie du mot « auroch » :

Le terme allemand est issu du vieux haut allemand ûrohso, composé des éléments vieux haut allemands ûro « aurochs » et ohso « bœuf ».

L’élément ûro, moyen allemand ûr(e), vieil anglais ūr, vieux norrois úrr signifie vraisemblablement à l’origine « celui qui répand sa semence humide », sur la base d’un vieux thème indo-européen *ūr désignant l’humidité et la pluie fine, que l’on retrouve dans le vieux norrois úr et le latin urina « urine »

 

Le mot « auroch » viendrait du mot « ur » qui signifie « celui qui répand sa semence humide ».

Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un extrait le livre « Age de l’Aurochs et âge du renne dans la grotte de Lourdes » de Félix Garrigou, de 1864.

Ce fait est assez curieux !

Des fouilles archéologiques dans la grotte de Lourdes !?

Des traces de l’âge de l’Auroch  (ure, urus, ure-ox) et des traces de l’âge du renne.

Et pour finir avec ce mot, nous avons la ville de « hure » en Gironde qui se trouve à 67 km au sud-est de Bordeaux. Son nom est « hura » en gascon.

On retrouve le « hurra, hurrah » soit en français « hourré ! cri d’applaudissement employé par les Anglais ». Cela se rattache comme d’habitude au « hoop, huée, cri, huppe », l’oiseau « huppe », « up », « le sourcil », etc…

 

Ca y est, Henri Boudet renoue avec ses vieux démons !

« bit »  + « ure » + « itch » + « to cub » peut faire :

  • «  Bit your bitch to cub » que l’on pourrait traduire en « Baise ta pute pour quelle te fasse un gosse, ou qu’elle mette bas »
  • «  Bit your bitch to cum » que l’on pourrait traduire en « Baise ta pute pour te vider les couilles ou éjaculer »

 

La phrase suivante :

« Les Bituriges-cubes avaient les mêmes goûts que les Aquitains. Comme eux ils étaient éleveurs de chevaux, prompts à bondir sur leurs coursiers et habiles à se servir du frein. »

En version salace peut donner :

« Les Bituriges-cubes aimaient lever les juments, prompts à (re-)bondir sur leurs bourses et à biter, prêt à se servir de leur frein (pénis /prépuce) »

Ou bien

« Les Bituriges-cubes aimaient lever les juments, prompts à bander sur leur canon (coursier) et à biter, prêt à se servir de leur frein (pénis /prépuce) »

Un peu normal pour les Bituriges-cubes dont le nom signifie « Baise ta pute pour te vider les couilles  / pour quelle te fasse un gosse ».

Faut-il s’arrêter à ces simples jeux de mots salaces ?

L’eau, les chevaux, le sanglier, la force, le maitre et son apprenti, le char d’Apollon symbole de la force solaire… Kamoulox !

La fontaine des Girondins, place des Qinconces à Bordeaux : Le « Triomphe de la République » qui tient à la main une lance 

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Fontaine des Girondins, place des Quinconces à Bordeaux : le « Triomphe de la Concorde » qui tient à la main un rameau d’olivier.

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Fontaine Bartholdi, place des Terreaux à Lyon

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Bassin du char d’Apollon du château de Versailles

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Extrait de « Age de l’Aurochs et âge du renne dans la grotte de Lourdes » de Félix Garrigou, de 1864 :

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Partie analysée : Page 148 – Troisième paragraphe :

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Comme nous l’avons déjà vu, effectivement une partie de la tribu des Biturges-Cubes du Berry allèrent s’implanter dans l’estuaire de la Gironde et portèrent le nom de Bituriges-Vivisques, c’est-à-dire les Bituriges déplacés.

Wikipédia nous dit que Biturges-Cubes du Berry avaient pour capitale, Avaricum, qui est aujourd’hui Bourges. Il déraient le commerce de l’étain grâce à la position de la ville sur le fleuve « Yèvre », étain qui venait d’Armorique et de Cornouailles, en Grande-Bretagne. « Avaricum » signifie d’ailleurs « passage sur l’Yèvre ».

En quelque sorte, Bourges l’accès au terrier du lièvre !

La digue de l’Yèvre est construite au 12e siècle afin d’alimenter les moulins en eau. Nous retrouvons le mécanisme de moulin à eau !

Le fleuve Auron alimente l’Yèvre à l’entrée de Bourges.

Les Bituriges-Vivisques peuplèrent l’estuaire de la Gironde. Ceci est mentionné par Strabon après la Guerre des Gaules. On ne sait pas pourquoi une partie des Bituriges quittèrent le Berry pour s’implanter en Gironde. Leur capitale fut Burdigala qui est aujourd’hui Bordeaux. « Burdigala » est le nom latinisé. Le nom d’origine était composé des sons « burd » qui signifie « boueux » et « cal » qui signifie « abri, crique ». En d’autres termes, il signifie « abri dans les marais ».

Il est amusant de lire sur la page wikipédia de la ville que les marins bretons la nomme « bourdel » c’est-à-dire un lieu se situant dans « les eaux bourdes (ou boueuses) ».

Les romains firent construire les voies romaines entre les fleuves Devèze et Peugue. La ville est nommée « civitas libera (cité libre) », c’est-à-dire que le territoire des Bituriges-Vivisques faisait partie de l’Empire Romain ; ils étaient libres d’exercer leurs propres lois mais ils n’avaient pas la citoyenneté romaine.   Pline l’ancien les nommes « Bituriges libres surnommés Vivisques »

L’estuaire de la Gironde est l’estuaire commun entre la Garonne et la Dordogne. La confluence entre les deux fleuves se nomme « le bec d’Ambès ».

On relève qu’en Français, on les nomme « Bituriges Vivisques », en anglais « Bituriges Vivisci ».

En latin « viviscis » possède deux sens :

  • Habitants des bords de la Garonne
  • Une des formes conjuguées du verbe « vivisco » dont le sens est « s’animer, prendre vie»

Toujours en latin « visci » signifie « le gui » !

 

On continue encore et toujours dans cette parité ou cette ambivalence qui brouille le récit :

  • Deux peuples Bituriges : Biturges-Cubes et Biturges-Vivsques
  • Deux régions : Le Berry et la Gironde
  • Deux villes : Avarivum (Bourges) et Bordigala (Bordeaux)
  • Deux fleuves dans chaque ville : les fleuves Yèvre et Auron à Avarivum (Bourges), les fleuves Dézèze et Leugues pour la voie romaine à Burdigala (Bordeaux), les fleuves la Garonne et la Dordogne à Burdigala (Bordeaux)

Henri Boudet nous dit que le mot « vivisci » viendrait du mot celte « vives » prononcé « vaïvz ». Il se rapporterait à une maladie des chevaux, maladie que les Bituriges traitaient sans doute avec grand succès.

Ce qu’il nous dit semble complètement irréel et sorti de sa manche !

Il faut comprendre « en anglais » et non « en celtique ». Effectivement  dans le dictionnaire Anglais-Français de Percy Sadler, « vives » signifie « avives, maladie des chevaux ».

Le site rhymezone spécialiste dans les homophones anglais nous propose pour le mot « avives » les homophones suivants : « wives », « fives », « vice »

 

Le mot « vives » est aussi utilisé dans les définitions suivantes, dans la partie Anglais-Français du dictionnaire de Percy Sadler :

  • « vives » signifie « avives, maladie des chevaux »
  • « wives » signifie « pluriel de wife, femmes»
  • « fives» signifie « jeu de paume, avives »
  • « five » signifie « cinq»
  • « passion » signifie « passion, mouvement impétueux de l’âme excité par un objet, le désir, la haine »
  • « La passion » signifie « les souffrances de Jésus-Christ, colère, courroux »
  • « Passions » signifie « les passions, les mouvements, les affections vives et profondes de l’âme »
  • « peals ans shouts » signifie « de vives acclamations »
  • « peal » signifie « tintement, bruit, carillon »
  • « to peal » signifie « étourdir en faisant du bruit, retentir à grand bruit »
  • « silex » signifie « silex, quartz agate qui donne de vives étincelles, pierre à fusil, caillon »

 

Nous la retrouvons aussi dans la partie Français-Anglais du dictionnaire de Percy Sadler :

  • « arêtes vives » se traduit en anglais par « (veter.) grapes, rat-tails »
  • « vives eaux » se traduit en anglais par « spring-tides »
  • « œuvres vives » se traduit en anglais par « quick works (sublerged part of the hull »
  • « bigame » se traduit en anglais par « bigamist, one who has or has had two wives at once »
  • « polygame » se traduit en anglais par « polygamist, a man cha has many wives ; a woman who has many husbands »
  • « polygamie » se traduit en anglais par « polygamy, plurality of wives, plurality of husbands »
  • « sérail » se traduit en anglais par « seraglio, the grand seignior »s paalce, his wives and concubines. It is also of all the Turkish noble’s palaces, and particulary of the part inhabited by their wives and concubines, which is more properly called harem. »
  • « quines » se traduit en anglais par « two cinques or fives at trictrac »
  • « vice»  se traduit en anglais par « vice, sin, debauchery, imperfection, blemishes »
  • « étau»  se traduit en anglais par « a vice, a kinf of iron-press with scews »

 

A proximité que nous avons trouvé, nous trouvons les mots suivants :

  • « peak » signifie « pic, sommet, cime »
  • « to peak » signifie « languir, (mar), apiquer»
  • « pear » signifie « poire »
  • « pearl » signifie « perle, joyau formé dans certaines coquilles, taie sur l’œil »
  • « queue » se traduit en anglais par « tail, end of a thing, a cue to play at billiards with, stalk of a flower or fruit, a cask containing 432 bottles, a train, the latter end, the rear, a kind of whetstone (pierre à aiguiser) »
  • « eternel » se traduit en anglais par « the Eternal, an appellation of God, the Lord Jehovah, the Almighty, eternal, without beginning or end, everlasting, endless, sempiternal, immortal, perpetual, ceaseless, constant, long, tedious, lasting too long »

 

Le parallèle incessant entre les chevaux et l’eau, nous fait effectivement relever de manière plus insistante, le mot « eau vive ». Il se dit « white water » en anglais (littéralement « eau blanche »). Les eaux vives sont des écoulements d’eau à forte turbulence  qui se forment dans les rapides. C’est une eau mousseuse et instable qui a une apparence blanchâtre.

« fives » signifie « jeu de paume, avives »

« a fives » peut être compris comme « un cinq(s) ». Il peut être interprété en « cinq contre un » qui est une expression qui définit la masturbation. Si l’on rajoute le jeu de paume. La main est bien de la partie !

« cive » est l’autre nom de « la ciboule ». La « cive » désigne aussi une pièce en verre circulaire (un disque) avec un point en son centre. Nous avons aussi une autre plante aromatique de la même famille qui porte presque le même nom, « la civette » nommée aussi plus communément « la ciboulette ». Les autres noms de la civette sont : l’appétit, la branlette, la brelette, la chiboulette.

« Avivés » sont des pièces de bois brut. Elles ressemblent à des planches pour fabriquer des cercueils.

 

Si nous compilons les éléments, nous avons :

  • « vives » qui est une maladie
  • « eaux fives » qui sont des eaux agitées, impétueuses avec de l’écume blanchâtre. On peut voir dans cette écume blanchâtre l’image du sperme.
  • « fives » qui est le jeu de paume qui se joue à la main, « le cinq contre un » qui est la masturbation qui se joue aussi à la main.
  • « cives » qui est une plante aromatique sont un des noms est « ciboulette, branlette »
  • « vices » qui sont des « vices » et peut être traduit en anglais par « sin (pêché) ».
  • « avivés » sont des planches en bois bruts dans lesquelles on peut fabriquer des cercueils ».

 

Tous les mots avec une approximation phonétique possèdent au moins un sens en lien avec la masturbation.

On retrouve toujours le même archétype d’un homme se sait malade, qu’il commet un pêché et que la mort sera sa seule issue expiatoire.

 En 1884, La commission de publication des archives municipales de Bordeaux confia à Camille Jullian la publication d’un recueil des inscriptions romaines de Bordeaux. Le recueil fut édité en 1887.

La toute première inscription du recueil est celle d’un autel avec la dédicace « Autel à l’empereur et au génie de la cité – BIT VIV ».

« BIT VIV » étant l’abréviation de « Biturigum Viviscorum ».

On trouve aussi dans ce livre l’inscription « RS P B V » qui signifie « Respublica Biturigum Viviscorum ».

Henri Boudet était un amoureux de l’histoire, de l’archéologie et des pierres, et des inscriptions gravées sur ces pierres. Il semblerait qu’il laissait lui-même des marques lapidaires sur des pierres naturelles on taillées dans la région qui entoure Rennes-les-bains.

Par maintes reprises, nous nous sommes rendu compte qu’Henri Boudet a utilisé des informations de livres, informations qui se trouvaient dans les toutes premières pages de ces livres.

La présence de cette dédicace signée « BIT VIV » comme la première inscription présentée dans  livre de Camille Jullian. De plus c’est la quasiment la seule inscription qui est attribuée clairement aux Bituriges Vivisques, sur un livre qui référence plus de 800 inscriptions, cela nous interroge.

Henri Boudet connaissait-il Camille Jullian ? Etaient-ils en contact. Henri Boudet avait-il eu accès à une ébauche de ce livre ? Ou bien est-ce tout simplement la stèle retrouvée à Bordeaux et qui nous est arrivé dans un état de conservation exceptionnel. Et donc cette pièce serait connue et elle serait une référence parmi les stèles romaines de Burdigala ?

La première mention de cette stèle date de 1534 dans le recueil d’Apianus. Elle se trouvait sur un lieu où s’élevait sur le faubourg Trompeyta, lieu où le château Trompette fut construit pour la guerre de 100 ans. Il fut déconstruit. Il se trouvait sur le lieu actuel de la place des Quinconces.

Place des Quinconces, comme la fontaine des Girondins !

Petrus Apianus (1495-1552), de son nom de naissance Peter von Bennewitz était un astronome et mathématicien allemand connu pour ses travaux en cartographie. Un cratère lunaire et un astéroïde portent son nom. Il fut le premier à utiliser les mouvements de la lune pour déterminer les longitudes. Il fut l’auteur d’un planisphère. Il employa et démocratisa l’utilisation des volvelles (cartes tournantes) « latitude, pôle, horizon ». Il publia une variante du triangle de Pascal et une table de sinus. Il fut anoblit et il eut droit d’afficher ses armes.

Avec l’analyse du paragraphe précédent, où le texte était porté sur la chose de manière à peine voilée, avec ici l’abréviation « BIT VIV », on aurait tendance à la lire « Bite vive »… si vous voyez ce que je veux dire !

Henri Boudet poursuit avec la cité principale des Bituriges Cubes : Burdigala (Bordeaux). Cette ville devait être le principal entrepôt du commerce entre l’Océan et la Méditerranée.

Le commerce maritime est effectivement une des raisons importante du développement de la cité de Burdigala. L’autre raison est la production de vin. Mais Henri Boudet n’en fait pas référence.

La qualification de « entrepôt de commerce entre l’Océan et la Méditerranée » interpelle. Deux voies romaines sont effectivement construites à Burdigala. Que faut-il entendre par Océan et Méditerranéee ?  La Grande-Bretagne au large de l’Océan et l’Empire romain autour de la Méditerranée ?

Que faut-il entendre par « entrepôt du commerce » ? Un stockage de barils ? Des vins produits sur place, certainement. D’autres biens arrivant par la mer ? De Bretagne ou de Grande-Bretagne ? Si c’est le cas, quels types de marchandises transitaient par le port de Burdigala ? Nous ne le savons pas.

Le « dans ces temps si éloignés de nous » nous pose question. Que vient apporter cette précision au récit ?

 

C’est ainsi qu’Henri Boudet décèle derrière ce nom « Burdigala » l’idée d’une marine marchande et commerçante. Il décompose « Burdigala » en :

  • « board (bord) » signifie « le pont d’un vaisseau »
  • « to higgle » signifie « revendre »

Selon le dictionnaire « Anglais-Français de Percy Sadler, nous trouvons les définitions suivantes :

  • « board » signifie « une planche, la table ou la nourriture, le pont d’un vaisseau»
  • « to board » signifie « entrer dans un vaisseau par force, aborder, plancheter, mettre en pension, être en pension »
  • « boar» signifie « cochon, verrat, porc »
  • « a wild-boar » signifie « un sanglier »
  • « boar-spare » signifie « lance, épieu »
  • « to bore » signifie « trouer, percer, ennuyer »
  • « bore » signifie « trou fait en perçant, perçoir, vrille, le calibre, la cavité d’un corps creux, chose ou personne ennuyeuse »
  • « bore» signifie « preterit de to bear »
  • « borne » signifie « participe de to bear »
  • « bore-tree » signifie « sureau »
  • « born » signifie « né »
  • « to bear » signifie « porter, supporter, souffrir, subir, produire, mettre au monde, montrer, faire voir, répondre de défrayer »
  • « bear » signifie « un ours»
  • « the great and the little bear » signifie « (ast.) la grande et la petite ourse»
  • « footboard » signifie « pédale (d’un tour), ‘chemin de fer) galerie, marchepied (de voiture) »
  • « to higgle » signifie « marchander, lésiner, revendre, faire le métier de revendeur »
  • « eagle » signifie « aigle, oiseau de proie, étendard»
  • « eaglestone » signifie « pierre d’aigle, géode »
  • « to haggle » signifie « marchander, barguigner, débattre le prix d’une chose, liarder, lésiner »
  • « highly» signifie « hautement, orgueilleusement, arrogamment, ambitieusement »
  • « high » signifie « haut, élevé, orgueilleux, arrogant, fier, altier, illustre, sublime, fort, violent, complet, grand »
  • « holly» signifie « houx, arbrisseau toujours vert »
  • « holly-grove » signifie « houssaie, bosquet de houx »
  • « holly-hock » signifie « rose trémière, mauve de jardin »
  • « holly » signifie « saint, pieux, religieux, pur »

 

Dans la partie Français-Anglais du dictionnaire, nous retrouvons les mots suivants :

  • « bord » se traduit en anglais par « a border, an edge, a brim, a side, a skirt, the extrimity of anything, the shore of a river, tee seachore, a ship, shipboard, a tack, confine, limit, lace, trimming »
  • « bord-à-bord » se traduit en anglais par « (mar.) yardarm and yardam »
  • « bordage » se traduit en anglais par « (mar.) clincher-work. Bordage à joints carrés, carvel work. Bordage des anguillets ou anguillères, limber boards »
  • « bordé » se traduit en anglais par « (mar.) boréà clin clincherbuilt or lap-jointed. Bordé à joints carrés, jump-jointed or carvel-built »
  • « abordage » se traduit en anglais par « the boarding or running foul (of a ship) »
  • « aborder un vaisseau » se traduit en anglais par « to board a ship »
  • « limon » se traduit en anglais par « (carp) notch-board, string-board (of stairs), (mar) side-rode (of quarter-deck ladder, etc) »
  • « aube » se traduit en anglais par « (mar.) float (of a paddle-wheel), (hydraul) paddle, float-board (of an under-shot wheel) »
  • « auvent » se traduit en anglais par « (carp) louver-board, lufferboard (of a bell-tower window) »
  • « embarquement » se traduit en anglais par « embarcation, the act of putting on board a ship, the act of going on board, embarking, shipping »
  • « embarquer » se traduit en anglais par « to embark, to put on board a ship, to embark or engage in an affair »
  • « s’embarquer » se traduit en anglais par « to embark, to go on board (a ship) »
  • « planche » se traduit en anglais par « plank, board, plate, copper-plate, (gard) a bed, (mar.) gang-board »
  • « plancheter » se traduit en anglais par « to board, to lay the floor, to plank »
  • « planchette » se traduit en anglais par « a little plank or board, (mat.) a circumferentor »
  • « table » se traduit en anglais par « a table, board, index »
  • « liarder » se traduit en anglais par « to be sordidly stinry, to higgle »
  • « lésiner » se traduit en anglais par « to be sordidly parsimonious, to higgle or chaffer in dealing »
  • « aigle » se traduit en anglais par « eagle, a man of superior genius »
  • « aetite, pierre d’aigle» se traduit en anglais par « aetites, the eagle stone »
  • « huard » se traduit en anglais par « ospary, sea-eagle »
  • « pygargue » se traduit en anglais par « pygargus, a species of eagle »
  • « griffard » se traduit en anglais par « a species of eagle »
  • « enorchite » se traduit en anglais par « etite, eagle-stone »
  • « barguigner » se traduit en anglais par « to hesitate, to boogle, to haggle, to waver »

A proximité des mots que nous avons trouvés, nous retrouvons les mots suivants :

  • « adultère » signifie « adultery, an adulterer, anadulteress »
  • « barbette » se traduit en anglais par « spaniel-bitch, a stomacher for nuns »

Le site cnrtl, nous donne la définition suivante pour la pierre d’aigle :

« L’ætite, ou pierre d’aigle, se présente en masses globuleuses de la grosseur d’un œuf, renfermant assez souvent un noyau central détaché et mobile. Son nom vient de l’opinion très ancienne que les aigles portaient cette pierre dans leur nid pour faciliter la ponte. Cette ridicule croyance avait fait attribuer à l’ætite des propriétés thérapeutiques merveilleuses, pour faciliter les accouchements. »

« to wiggle » signifie « remuer, se tortiller, se déhancher, branler, faire jouer »

Ce dernier verbe est absent du dictionnaire de Percy Sadler.

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas trouvé de mot qui a pour sens « se déhancher ». Dans le tableau des pages 18 à 21, Nous trouvions les couples de mots « shankad, déhanché / shanked, qui a des jambes ».

Nous avions vu qu’en languedocien, « bringo » signifie « rosse, cheval maigre, femme maigre, déhanchée, mal batie ».

Le couple « trullo, amaigri / trull, perdue de mœurs » découle sur les mots « lapider » et « prostituée » ; la maigreur est associée à une femme aux mœurs légères, en d’autres termes à une prostituée.

Visuellement « déhanchée » ressemble beaucoup à « débauchée » avec « h » transformé en « b » et « n » transformé en « u ». Les mots « prostituée » et « débauchée » peuvent avoir le même sens.

 

Pourquoi « l’ours » et surtout la femelle « ourse ».

L’ours représente évidement la force, la robustesse, la détermination, la protection du territoire et de sa progéniture. Rien de plus dangereux qu’une maman ourse qui pense que ses oursons sont en danger.

Ce qui est moins évident, c’est du fait qu’il soit un animal qui hiberne, on peut considérer cette hibernation comme un retrait, un moment de sagesse avant de retourner à l’action le printemps venu. Comme toute hibernation qui suit le cycle naturel des saisons porte une symbolique de mort avec son sommeil profond de plusieurs mois et de résurrection avec son réveil au printemps.

Dans plusieurs sociétés, comme nous l’avons il y a quelques pages chez les basques, l’ours est considéré comme l’ancêtre de l’homme. Il y a une humanisation de cet animal. Son réveil au printemps est fêté.

 

En conclusion, que pouvons-nous retenir ?

« board » peut porter comme idée

  • « une planche/de la nourriture, soit une table de distribution »,
  • « un cochon (boar) »,
  • « mettre au monde (bore, to bear) »,
  • « un ours (bear) »,
  • « les constellations des petites et grande ourses (great and little bear) »

« to higgle » peut porter comme idée :

  • « aigle (eagle) »
  • « pierre d’aigle (eagle stone) », on lui attribue des propriétés thérapeutiques, pour faciliter les accouchements
  • « étendard (eagle) »
  • « orgueilleusement (highly) »
  • « Le très haut (highly) »
  • « se déhancher, branler » (to wiggle) »
  • « maigre, débauchée, prostituée »

 

Nous avons comme d’habitude les notions de naissance et de femme prostituée.

Nous avons la volonté divine, du très haut, de la mort et de la résurrection.

Nous avons des symboliques de la table de distribution qui nous fait penser à la Cène, au dernier repas du Christ.

Et dans ces éléments, nous retrouvons un côté sale ou obscure avec le cochon symbole de cet homme (mais qui est-il ?) qui se trouve entre cette prostituée, la naissance d’un enfant certainement non désiré et Dieu.

Mais où cela nous mène-t-il ? Quel est le récit qu’Henri Boudet veut nous raconter ? Où veut-il nous emmener ?

 

Extrait de « Inscriptions romaines de Bordeaux » de Camille Jullian de 1887 :

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Extraits de « Cosmographie » d’Apianus, de 1545 :

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Liens :

Novempopulanie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Novempopulanie

Tibulle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tibulle

Ausone : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ausone

Strabon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Strabon

Ausques / Auscii : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ausques

Dor : https://en.wikipedia.org/wiki/Dor,_Israel

Embouchure : https://www.cnrtl.fr/definition/academie4/embouchure

Bituriges : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bituriges

Bituriges cubes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bituriges_Cubes

Bituriges vivisques : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bituriges_Vivisques

Bituriges Vivisci : https://en.wikipedia.org/wiki/Bituriges_Vivisci

Bituriges Vivisci : https://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/bituriges-vivisques-burdigalenses-389.htm

Burdigala : https://fr.wikipedia.org/wiki/Burdigala

Fontaine des girondins : https://www.33-bordeaux.com/fontaine-girondins.htm#Carte_postale_ancienne,_la_vision_de_la_fontaine_en_1905

Monument aux girondins : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_aux_Girondins

Alphone su Milatre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Dumilatre

Henri Deverin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Deverin

Gustave Bartholdi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Bartholdi

Bassin d’Apollon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bassin_d%27Apollon

Coursier : https://www.cnrtl.fr/definition/coursier

Frein : https://www.cnrtl.fr/definition/frein

Frein du pénis : https://fr.wikipedia.org/wiki/Frein_du_p%C3%A9nis

Mors : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mors_(%C3%A9quitation)

Rênes : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAne

Hure (ville) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hure_(Gironde)

Hure : https://fr.wiktionary.org/wiki/hure

Cuber : https://fr.wiktionary.org/wiki/cuber

Auroch : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurochs

La grotte de Lourdes (Massabielle) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_de_Massabielle

Hure : https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolique_du_sanglier

Sanglier symbolique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolique_du_sanglier

Estuaire de la gironde : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gironde_(estuaire)

Bec d’Ambès : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bec_d%27Amb%C3%A8s

Devèze : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dev%C3%A8ze_(rivi%C3%A8re)

Peugue : https://fr.wikipedia.org/wiki/Peugue_(rivi%C3%A8re)

Petrus Apianus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Petrus_Apianus

Volvelles : https://fr.wikipedia.org/wiki/Volvelle

Eau vive : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_vive_(hydrologie)

Cive (céramique) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cive_(verrerie)

Ciboule : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ciboule

Ciboulette : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ciboulette_commune

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