La vraie langue celtique – Page 146

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La vraie langue celtique de l’abbé BOUDET – Page 146

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Partie analysée : Page 146 – Premier paragraphe :

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Henri Boudet nous dit que certains ont fait dériver le nom « Bigorre » des mots basques « bis » qui signifie « deux » et « gora » qui signifie « hauteur ». Mais il dit que cela n’a pas vraiment de signification, pas vraiment de sens précis.

Ce que nous dit Henri Boudet n’est pas bien juste !

D’après le dictionnaire Français-Basque de Louis Fabre :

  • « Deux » se traduite en basque par « bi, bia » et non pas « bis »
  • « Gora » signifie « haut, en haut » et non « hauteur ». « Hauteur » se dit en basque « altura, goya, goyandea, mendichka, goratasuna »

Quels sont les auteurs qui feraient dériver « Bigorre » des mots basques « bis » et « gora » ?

On a l’impression qu’Henri Boudet nous sort une nouvelle carte de sa manche. C’est à n’y rien comprendre !

Dans le tableau des pages 18 à 21, Henri Boudet nous proposait l’association des mots « Barata, troquer, échanger » et « to barter, troquer, échanger ». Nous avions vu dans le dictionnaire Languedocien-Français de Maximin D’Hombres que c’est le mot languedocien « biga » qui correspond à cette définition.

Nous avions relevé que « biga » venait du latin « bis + jugare » ou « invicem mutare ». Au regard du mot « biga », nous avions le mot « bigre, bigro » qui est un dérivé de « bougre » et qui peut être utilisé comme interjection « bigro ! » qui signifie « diable ! ».

Dans la définition du mot « bigre », nous avons le texte suivant : « On pourrait aussi tirer cette épithète légèrement moqueuse du nom des habitants de Bigorre, en latin « Bigerriones » que l’on confondait avec les Bohèmes (voy. Bigoro) dont leur lieu de vie est dans les montagnes. L’expression « bando di bigoro » signifie « Tas de voleurs ! Tas de brigands ! ».

 

Cet exemple va dans le sens, que nous avions déjà pressenti lors de l’analyse des couples de mots du tableau des pages 18 à 21, de l’utilisation par Henri Boudet d’expressions et de proverbes régionaux dans la définition et la décomposition des mots qu’il réalise.

En quoi les habitants de Bigorre seraient des montagnards pillards, si ce n’est par l’utilisation de l’expression « bando di bigorro / Tas de brigands ! » qui désignaient les Bohèmes des montagnes et non les habitant de Bigorre. Par dérivation, cette expression a aussi été utilisée pour chambrer les habitants de Bigorre qui avaient des mœurs commerciales pas très saines.

Dans ce petit paragraphe, nous remarquons que le nombre deux, une chose est son double ou son pair sont mis en exergue. Dans la phrase nous trouvons des paires :

  • « auteur » et « hauteur »
  • « deux » et « deux »
  • « basques » et « basque »
  • « faire dériver » et « aucun sens précis » peuvent porter la même notion

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Extrait du « dictionnaire Français-Basque » de Louis Fabre :

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Extrait du « Dictionnaire Languedocien-Français » de Maximin D’HOMBRES

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Extrait du livre « Histoire de la Gascogne » de l’abbé Monlezun, de 1846.

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Carte de la Novempopulanie en 600

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Partie analysée : Page 146 – Deuxième  paragraphe :

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Henri Boudet souligne que l’homme politique et l’homme de lettres Ausone appelait ce peuple « Bigerri ». Pour Henri Boudet c’est cette forme « Bigerri » qui correspond phonétiquement le mieux  au nom de ce peuple.

Comme nous l’avons vu, c’est plus dans la revue archéologique de 1894, Les annales du midi que nous trouvons la dénomination de « Bigerri » utilisée par Ausone que dans le livre de l’abbé Monlezun.

Henri Boudet nous dit, san trop savoir ce qu’il avance viendrait des textes d’Ausone au pas, que les Bigerri était des montagnards, des dévastateurs, des pillards dont l’intrépidité n’a jamais fléchi.

 

Cela faisait longtemps qu’Henri Boudet n’avait pas utilisé le terme de « pillard ». Il nous a parlé en début de livre des enfants des saxons… et un, et deux, et trois pillards !

Cette description correspond tout à fait à ce que nous venons d’énoncer sur la source du dictionnaire Languedocien-Français où « Bigoro » qui a plutôt un sens « bohémien, pillard des montagnes ». Nom que l’on affuble les habitants de « Bigorre » pour les chambrer. Nous sommes bien dans le bon contexte.

 

C’est ce qui caractérise le mieux les mœurs des Bigerri d’Ausone. C’est ainsi qu’il décompose « Bigerri » en mots anglais :

  • « big » signifie « courageux »
  • « to harry (herri) » signifie « piller, dévaster »

Il est évident que le mot « big » qui est un mot assez courant en anglais et c’est un mot que l’on apprend dès les premières leçons d’anglais possède le sens « grand » bien avant le sens « courageux » dont on ignorait l’utilisation.

 

Selon le dictionnaire Anglais-Français de Percy Sadler, les traductions sont les suivantes :

  • « big » signifie « gros, grand, orgueilleux, enflé, plein, courageux »
  • « a woman big with child » signifie « une femme enceinte »
  • « to be big with pride » signifie « crever d’orgueil »
  • « to talk big » signifie « parler en personne d’importance »
  • « bigle » se traduit en anglais par « a beagle, a sort of hound»
  • « to harry » signifie « piller, dévaster, voler, tourmenter »
  • « to hurry » signifie « presser, hâter, précipiter, transporter, se presser, se hâter »
  • « hurry » signifie « hâte, précipitation, tumulte, désordre »
  • « the tories » signifie « les torys, les royalistes purs de l’Angleterre, les partisans d’une royauté absolue sur la nation, mais dépendante de la noblesse »
  • « tarry » signifie « goudronné, enduit de goudron »
  • « to tarry» signifie « tarder, rester longtemps dans un lieu, être longtemps à venir, tarder »

En page 123, Henri Boudet avait associé « to harry » à « to begin » qui phonétiquement donne « biguine ». On retrouve clairement le « big » que nous avons ici.

  • « to begin » signifie « commencer, débuter »
  • « to beg » signifie « demander, prier, accorder, supposer vrai, mendier, vivre d’aumônes »
  • « bègue » se traduit en anglais par « one who stammers, stamerrer, a stutterer »
  • « begu, ë » se traduit en anglais par « said of a horse or mare that never razes »
  • « beguin » se traduit en anglais par « a biggin, a chil’s cap »

Le béguin peut désigner :

  • « une coiffe portée par les religieuse de l’ordre du des béguines
  • Un bonnet en tissu porté par les enfants (chaperon)
  • Un religieux de l’ordre des franciscains
  • Affection ou amour irréfrénable ressenti pour une personne

 

Le site internet Rhymezone, nous propose les mots « tobboggan » et « to be in » en mot phonétiquement proches de « to begin ».

Un « toorie » est un mot écossais. C’est le pompon sur le bonnet écossais. C’est une altération du mot anglais « tower ».

Peut-on faire des liens entre « to harry », « to hurry », « toorie », « tower » ? Encore une

 

Dans la partie Français-Anglais du dictionnaire, nous retrouvons les mots suivants :

  • « gros » se traduit en anglais par « big, bulky, great in bulk or circomference, great, large, huge, stout, massy, corpulent, pregnant, considerable, numerous, coarse, thick, substantial, deep, high  »
  • « tourie » se traduit en anglais par « (comm.) carboy (large stone ou glass bottle encased in osier (grande bouteille en pierre (grés) ou en verre entourée d’osier »
  • « tory » se traduit en anglais par « tory, a partisan of aristocracy »
  • « s’amuser» se traduit en anglais par « to lose one »s time, to divert oneself, to tarry, to loiter, to loiter, to trifle one’s time »
  • « séjourner » signifie « to sojourn, to tarry, to stay, so dwell »
  • « débrider » se traduit en anglais par « to unbridle, to take off the bridle, to hurry, to dispatch »
  • « diligenter » se traduit en anglais par « to hasten, to hurry, to despatch »
  • « empressement » se traduit en anglais par « eagerness, earnestness, care, zeal, keenness of desire, ardour, haste, hurry »
  • « entrainer » se traduit en anglais par « to diag along, to carry away, to lead away, to train, to draw along, to draw,to entice, to allure, to hurry away, to hurry along »
  • « hâte » se traduit en anglais par « haste, celerity, speed, swiftness, dispatch, expedition, quickness, hurry, precipitation, precipitance, flurry, agitation, hustle»
  • « précipiter » se traduit en anglais par « to precipitate, to thros headlong, to hurry  »

Voici la définition que le centre national de ressource textuelles et lexicales nous propose « Un ahuri » Qui exprime, sans raison apparente, une sorte de stupidité, d’hébétude durable (se manifestant surtout par l’expression du visage). Synonyme : abêti, abruti, hébété, stupide »

A proximité des mots que nous avons trouvés, nous retrouvons les mots suivants :

  • « bigamy » signifie « bigamie, marriage avec deux personnes vivant en même temps »
  • « grivois » se traduit en anglais par « an active soldier, a jovial fellow, a jolly dog  »
  • « grivoise » se traduit en anglais par « a female sutler, a bold jade, a soldiers’wench, a tabacco-grater  »
  • « hurra, hurrah » signifie « hourré ! cri d’applaudissement employé par les Anglais »
  • « débris » se traduit en anglais par « broken remains, the ruins of a building, the wreck of a ship »
  • « harrier » signifie « lévrier, chien pour la chasse du lièvre»
  • « harrow » signifie « herse, instrument de labourage pour briser les mottes de terre d’un champ »
  • « to harrow » signifie « herser, passer la herse sur un champs, déchirer, troubler »
  • « harrowing » signifie « hersage »

A la fin du dictionnaire de Percy Sadler nous avons une liste des noms de baptême en anqlais et en Français, dans laquelle nous trouvons « Harry pour Henry » et 5 lignes plus loin « Henry, Henri ».

Est-ce qu’avec ce « to harry », Henri Boudet voudrait parler de lui-même ? Est-ce que ce serait aussi le cas pour les autres mots proches comme « hurry » ?

Nous restons toujours dans les mêmes sonorités et dans les mêmes liens de proximité présents dans le dictionnaire de Percy Sadler.

Encore une fois, j’ai la conviction qu’Henri Boudet a pris quelques pages du dictionnaire de Percy Sadler et il a trouvé tous les jeux de mots et jeux phonétiques avec les mots de ces pages. Il n’y a pas de lien ni fonctionnel, ni applicatif,  ni scientifique, ni religieux… la vérité se trouve ailleurs. Mais où ?!

Dans le dictionnaire, en proximité phonétique, nous avons « Harry (piller), hurry (presser, hâter), Henry (prénom), Henri (prénom) ».

En proximité physique dans le dictionnaire, nous avons « Hurra (cri d’applaudissement), hastings (pois hatif) » qui donne des proximités phonétiques avec « hour (heure et tous ses dérivés) , houri (femme du paradis de Mahomet), hourly (à toute heure), hosting (rencontre), hostry (écurie, auberge), hostler (garçon d’écurie dans une auberge), host (hôtellier, aubergiste), etc »

Qui donne d’autres proximités physiques « hound (chiens de chasse), hounds (flasque de mât), houndtree (cornouiller), houp / hoopoo (cri) »

« houp / hoopoo » qui donne en proximité phonétique « up (en haut, dessus du sourcil), hupe (oiseau nommé aussi pupute)…

Si vous avez lu la VLC jusque-là, vous vous rendez bien compte que tous ces mots ont été utilisés par Henry Boudet, non ?!

Nous avons des liens phonétiques évidents. Et pour ce qui est moins évident, nous trouvons des liens de proximité dans le dictionnaire de Percy Sadler. Ce dictionnaire donne une clé de compréhension des mots choisis par HenrI Boudet. Cela me fait bien rire quand j’entends certains dire que cela fait 20 ans ou même plus qu’ils s’intéressent à l’affaire de Rennes-le-château et qui n’ont jamais mis le nez de la VLC, ni dans le dictionnaire de Percy Sadler !

Nous avons aussi des mots en argot anglais que l’on ne trouve pas dans le dictionnaire comme « hustler » qui signifie « arnaqueur » et « prostituée ». L’insistance de l’utilisation du mot « hoster / garçon d’écurie dans une auberge) » ne peut qu’attirer notre attention et nous faire dériver sur « hustler ».

 

Revenons à nos moutons. Comment peut être interprété « big » + « to harry » ?

  • « One big to Harry » peut être traduit « Un gros pour Harry/Henry ».
  • « a big toorie » peut être traduit « un gros pompon (sur un bonnet écossais) », « toorie » étant un dérivé du mot « tower », on pourrait avoir «  a big tower » soit une « grande tour »
  • « Big Harry » peut être traduit par « le gros/le grand Henry »
  • « A big ahurri » ? soit « un gros débile » ?
  • « A bigle / An harrier » soit « un bigle, un chien de chasse » ?
  • « A big one / to tarry » c’est à dire « quelqu’un qui est très fort ou le numéro un / s’amuser », « quelqu’un qui est très fort dans le divertissement, l’amusement ». On a le sens du côté croustillant, des jeux de mots comiques qu’affectionne l’abbé Boudet.

Un « toorie » : Un pompon sur un bonnet écossais

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Extrait des « Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 6, N°23, de 1894 », article « Géographie et politique du Sud-ouest de la France pendant la domination romaine »

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Partie analysée : Page 146 – Troisième paragraphe :

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Henri Boudet s’arrête maintenant sur les « Auscii » (nom latin de la tribu des « Ausques ») qui se trouvaient entre le territoire des « Sotiates » et des « Elusates ».

Il dit que les anciens géographes donnaient la ville de « Climberris » comme la capitale des Auscii. Henri Boudet avance que cela est une erreur car la ville d’aujourd’hui qui était la capitale des Auscii est Auch et de toute évidence « Auch » descend bien du nom du peuple qui occupait le territoire, « les auscii ». Il sous-entend qu’elle n’a jamais porté le nom de « Climberris ». C’est en tous les cas que comme cela que nous le comprenons.

 

Il va démontrer que le sens du nom « Climberris » caractérise toute la région dans laquelle se trouve les villes d’Auch et d’Eluse.

 

Henri Boudet joue sur les noms des différentes villes et capitales des Auscii et des Elusates. L’explication est un peu complexe à déployer.

Les Auscii comme les Elusates avaient une capitale avant l’arrivée de l’empire romain et la conquête de l’Aquitaine par le général romain Publius Crassus.

Un oppidum romain fut construit à proximité et de ces capitales historiques respectives. Les capitales furent transférées vers les oppidums Romains.

 

 

Pour les Auscii, le nom de leur capitale avant l’arrivée des romains est inconnu. A ce jour, on considère que le site archéologique du lieu-dit nommé « La Sioutat » qui se trouve sur la commune de Roquelaure était la capitale d’origine. Elle fut transférée au premier siècle de notre ère, après la conquête romaine, à « Eliberris/Elimberrum » c’est-à-dire la ville d’Auch.

 

Concernant la tribu des « Elusates », leur capitale se situait à 3 km au nord de la ville actuelle de « Eauze ». C’était la plus importante ville fortifiée du sud de la Garonne à l’âge de Bronze. Après la conquête romaine, une nouvelle ville fut construite à 1 km à l’est de « Eauze ». On lui donna le nom de « Elusa ». La capitale fut donc transférée vers Elusa.

Le nom « Elusa » vient de « Elusio », l’actuel « Monterrand », pays des Elésiques.

 

57 kilomètres séparent les villes d’Auch et d’Eauze.

 

Nous avons deux villes identifiées :

  • « Auch » dont le nom antique latin était « « Climberris », nommée « Elviumberrum » par Strabon, « Climberium » par Antonin
  • « Eauze » dont le nom antique latin était « Illiberris » qui est devenu « Elusaberris, Elimberris » puis « civitas Elusa », « civitas Elusatium », « civitas Elosatium »

 

L’abbé Monlezun nous met en garde pour ne pas faire de confusion avec le nom de ces villes.

Les anciennes capitales ont été appelées par les romains du nom générique de « Climberris » ce qui signifie « ville claire, ville illustre ».

Les nouvelles capitales construites de toute pièce après la conquête des territoires par l’Empire Romaine ont été appelées « Elimberris, Illiberris, Elusaberris » c’est à dire « ville nouvelle ».

Il existait donc une « Climberris, une ville illustre » sur le territoire des Auscii et une autre « Climberris » sur le territoire des Elusates.

De même, il existait une « Elimberris, Illiberis, Elusaberris, une ville nouvelle » sur le territoire des Auscii et une autre « Illiberis, Elusaberris » sur le territoire des Elusates.

Sur le territoire des Auscii, on ne sait pas comment s’appelait la ville illustre « Climberris ». Elle fut transférée vers la ville nouvelle « Illiberis, ville nouvelle » qui est « Auch ».

Sur le territoire des Elusates, on ne sait pas comment s’appelait non plus la ville illustre « Climberris ». Elle fut transféré vers la ville nouvelle « Elimberris, Illiberis, Elusaberris, ville nouvelle » qui est « Elusa » près de la ville de « Eauze ».

L’état de l’archéologie actuelle positionne la  « la ville illustre, Climberris, » des Auscii sur le site archéologique du lieu-dit de « La Sioutat » qui se trouve sur la commune de Roquelaure,

Et la « la ville illustre, Climberris, » des Elusates sur un site archéologique à 3 km au nord de la ville de Eauze.

Dans le livre « Histoire de la Gascogne » de l’abbé Monlezun, ce n’est pas très clair. On a l’impression que « Auch » fut appelée à un moment « Climberris » c’est-à-dire « la ville illustre », mais cela n’est pas le cas. On ne peut pas considérer que « la ville illustre, Climberris »  c’est-à-dire « Auch » sur le territoire des Auscii  fut transférée vers « la ville nouvelle, illiberris, Elusaberris » c’est-à-dire « Elusa » sur le territoire des Elusates. Ceci est complètement faux.

Les 2 villes, Auch comme Elusa, étaient des « villes nouvelles, Elimberris, Illiberris, Elusaberris ». On ne connait pas le vrai nom des  « villes illustres, climberris » pour ces 2 villes. Pour « Auch », on situe  « la ville illustre, climberris » sur le lieu-dit « La Sioutat » qui se trouve sur la commune de Roquelaure, et pour « Elusa » on la situe à 3 Km au nord de la ville de « Eauze » (sachant qu’Elusa se trouve à 1 km à l’est de « Eauze ».

Ces dénominations et positions géographiques sont vraiment tirées par les cheveux.

Tout ce que l’on peut retenir est que « la ville illustre, Climberris » d’’Auch se trouve à Roquelaure !

Ce n’est pas vouloir voir de l’or de partout mais les villes « Bigorre » et « Roquelaure » (première capitale des Auscii) nous y font penser !

De plus le blason de la ville de Roquelaure est « D’azur à trois rocs d’échiquier d’or »,    c’est-à-dire « 3 tours (pièces d’échec) dorées sur fond bleu azur ».

Après 2 tours, nous voilà à Roquelaure avec 3 tours ! 

Pour la petite ou grande histoire, le duc de Wellington à la tête des troupes Anglo-portugaises  positionna ses canons à Eauze en 1815 pour une bataille contre Jean-de-Dieu Soult, haut militaire de l’armée Napoléonienne.

Extraits d’« Histoire de la Gascogne » de l’abbé Monlezun :

Les premiers peuples qui se présentent ici sont les Elusates…César les place entre les Tarusates et les Garites, et Pline entre les Sotiates et les Ausci. L’indication est claire et précise ; les Elusates se trouvent en effet entre les villes désignées : leur cité se nomma d’abord Illiberris : Illi, ville, Berris, nouvelle, d’où l’on fit ensuite Elusaberris, et enfin civitas Elusa, comme l’appelle l’itinéraire de Bordeaux à Jérusalem qui la met entre Bazas et Auch. Les Latins la nommèrent plus souvent civitas Elusatium ou Elosatium.

Auch, civitas Ausciorum, dont le premier nom fut « Climberris », Strabon l’appelle « Elviumberrum » et l’itinéraire d’Antonin « Climberium » ce qui l’a fait confondre avec « Elimberris, Elusaberris » c’est-à-dire « Eluse ». L’itinéraire de Jérusalem lève tout doute, et à la place de Clim ou Elviumberrium, il met Auscii.

« Elimberris, Illiberris, Elusaberris » signifie « ville nouvelle »

« Climberris » signifie « ville claire, ville illustre ».

Aussi dans plusieurs chartes du moyen âge, Auch est-il dénommé villa clara, et encore de nos jours, un de ses puits, celui de l’ancienne halle, s’appelle-t-il le puits de Bet-Claïré.

Nous voyons assez facilement la proximité du mot « Climberris » du « mot « Cimbres » dont Henri Boudet nous a parlé en tout début de son livre. Nous avions mis en évidence un rapport graphique entre « Cimbre » et « ambre ». Avec une police de caractères type calligraphique, le rapprochement est beaucoup plus évident : «  cimbre / ambre ».

« Climberris » peut faire une nouvelle fois référence aux cimbres et à l’ambre.

« to climb » signifie en anglais « grimper, gravir, monter ».

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Blason de la ville d’Auch (France):

parti, au premier de gueules à l’agneau pascal d’argent, la tête contournée, portant une bannerette d’azur chargée d’une croisette aussi d’argent, à la hampe du même posée en barre, au second d’argent au lion de gueules armé de sable.

 

Le site internet armorialdefrance.fr nous dit :

« La ville d’Auch possède des armoiries qui représentent les deux co-seigneurs qui exerçaient leur pouvoir sous l’Ancien Régime: l’archevêque et le comte d’Armagnac. Le pouvoir archiépiscopal est symbolisé à dextre par l’agneau pascal, tandis qu’à senestre vient se loger l’écu du comte d’Armagnac qui arborait un lion de gueules. (Extrait de l’Armorial des communes du Gers)

L’agneau qui symbolise l’Église rappellerait plus précisément la présence autrefois à Auch d’un oratoire dédié à saint Jean l’Evangéliste et saint Jean-Baptiste. »

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Carte d’Auch et Roquelaure :

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Extrait du livre « Histoire de la Gascogne » de l’abbé Monlezun, de 1846.

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Liens :

Novempopulanie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Novempopulanie

Tarbelles : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tarbelles

Tarbelles : https://arbre-celtique.com/encyclopedie/tarbelles-aquenses-752.htm

Aquae Tarbellicae : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aquae_Tarbellicae

Tibulle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tibulle

Ausone : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ausone

Strabon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Strabon

Tarbes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tarbes

Bigorre (région) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bigorre_(r%C3%A9gion_naturelle)

Comté de Bigorre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Bigorre

Pays Bigouden : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_Bigouden

Biguerres : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biguerres

Bigerrions : https://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/bigerrions-387.htm

Arreau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arreau

Ausques / Auscii : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ausques

Auch : https://fr.wikipedia.org/wiki/Auch

Auch – armoiries : https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2299

Roquelaure : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roquelaure_(Gers)

Roc d’échiquier : https://fr.wiktionary.org/wiki/roc_d%E2%80%99%C3%A9chiquier

Roquelaure – Armoiries : https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=16573

La Sioutat : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sioutat

Elusates :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Elusates

Elusa : https://fr.wikipedia.org/wiki/Elusa

Liste des évêques d’Eauze : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_d%27Eauze

Eauze : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eauze

Duc de Wellington : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Wellesley_(1er_duc_de_Wellington)

Jean-de-Dieu Soult : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-de-Dieu_Soult

Cimbres : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimbres

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