La vraie langue celtique de l’abbé BOUDET – Page 144

Partie analysée : Page 144 – Premier paragraphe :

Henri Boudet fait référence au savant Bénédictin Dom Martin. Les auteurs modernes auraient empruntés les détails curieux de ses mœurs.
Le gouvernement et la religion des celtes comprenaient que la production de magnifiques chevaux avaient eu une grande influence sur le nomma qui fut attribué à cette région, « l’aquitaine ».
Mais pourquoi donc Henri Boudet rapproche-t-il les mœurs de Dom Martin au fait que les celtes auraient nommé cette région « Aquitaine » en lien avec les chevaux ?!
En latin « equus » signifie effectivement « cheval ». Le site Dicolatin, nous propose aussi la forme « ecus » pour le « cheval ». Cela nous fait penser au bouclier, à l’écu qui est un dérivé du mot « scutum », le bouclier rectangulaire des romains. Un esprit mal placé pourrait voir dans le mot « scutum » une allusion au mot « scrotum », c’est-à-dire la peau qui entoure les testicules.
Si on en vient au savant bénédictin, Dom Claude Martin : Il était effectivement un érudit bénédictin de la congrégation de Saint-Maur.
C’est un ordre monastique dont les membres suivent les règles édictées par Saint-Maur, premier disciple de Saint-Benoit. Le haut-lieu de cette congrégation était l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Elle fut érigée au Vie siècle par le roi Mérovingien Childebert 1er et elle portait le nom de Basilique Sainte-Croix et Saint-Vincent. Elle fut agrandit et rénovée à de multiples reprises.
Dom Claude Martin est connu pour être le fils de la Bien heureuse Ursuline Marie de l’incarnation (de son nom de baptême Marie Guyart). Elle fut missionnaire catholique au Québec. La figure de sa mère était tellement importante que la vie et l’œuvre de Dom Claude Martin est un peu passée « inaperçue ».
On le retient pour avoir fait l’oraison funèbre de Pomponne de Bellièvre, premier président du parlement du Paris, en 1657
Dom Claude Martin est considéré comme « mystique », pour avoir développé la pratique des oraisons et plus particulièrement des oraisons intérieures (ou mentales). L’ordre des Jésuite le refusa en son sein pour son penchant à « de mortifications corporelles ». Il est comparé à Henri Suso, religieux dominicain allemand du XIVe siècle. Il s’infligeait une vie austère et des scarifications et de l’automutilation. Henri Suso est connu pour avoir répandu la mystique Rhénane.
Quel est donc le rapport entre les chevaux, les celtes, l’Aquitaine et Dom Martin ?! Mystère !
On peut aller sur le terrain géographique et se dire que « Dom Martin » peut se lire « Dommartin ». Il existe des dizaines de communes en Frances et quelques-unes dans les pays francophones comme la Belgique et la Suisse qui portent le nom de Dommartin.
Nous n’avons pas trouvé de lien entre une commune de Dommartin, ni un personnage qui se nommerait Dommartin et les chevaux ou la chevalerie.
Dommartin est la contraction francisée de « Dominus Martinus », c’est-à-dire « la maison de Saint-Martin ». Saint-Martin était évêque de Tours. On lui donnait aussi le nom de « Martin de Tours » ou « Martin le miséricordieux ».
A bien y réfléchir, Marie de l’Incarnation est née à Tours. Grâce à elle de forts liens existent entre le Québec et la ville de Tours. Son fils, Dom Martin naquit aussi à Tours.
Quel rapport me direz-vous ?
Quel rapport entre « Tours » et le « cheval » ?
Saint-Martin de Tours est toujours représenté à Cheval. La représentation la plus connue se nomme « La charité de Saint-Martin » où Saint-Martin à cheval partage son manteau à un mendiant. La plus belle des représentations de « La charité de Saint-Martin » est un livre d’enluminures qui se nomme « Le livre d’Heures d’Etienne Chevalier ».
Le père de Saint-Martin était un tribun romain. Son père lui donna le nom de « Martin » qui signifie « voué à Mars », Mars étant le Dieu de la guerre chez les romains. Son père l’enrôla de force dans l’armée romaine alors qu’il n’ait pas encore l’âge requis de peur de voir son fils embrasser une nouvelle religion naissance, le christianisme. Il eut un poste de surveillant et de contrôleur dans les cités. Il exerçait ses rondes à cheval. C’est lors d’une de ses rondes, qu’il partagea son manteau à un mendiant transit de froid. Ce n’est que bien plus tard qu’il entra en religion.
Adulé par les tourangeaux, ces derniers enlevèrent Saint-Martin pour le nommer évêque de leur ville. Il vit cet évènement comme la volonté de Dieu et il accepta le poste bien qu’il conserva sa vie d’ascète. Une basilique fut construite en son nom mais au fil des siècles elle s’effondra. Il ne reste plus qu’aujourd’hui deux tours, restes de cette basilique : la tour de l’horloge (qui se nommait à l’origine Tour du trésor) et la tour Charlemagne. La légende dit que Charlemagne fit enterrer sa quatrième épouse sous cette tour. C’est la raison de son nom.
La tour de l’horloge fut baptisée ainsi suite à l’installation d’une horloge au sommet de la tour lors de la révolution française.
Malgré tout ce blabla, faut-il voir une vraie intention d’Henri Boudet de faire une allusion à Saint-Martin de Tour, au « Le livre d’Heures d’Etienne Chevalier », à la tour de l’horloge ex-tour du trésor ?
Ou peut-on approcher « la tour » et « le cheval » comme deux pièces du jeu d’échec ?
Mais pourquoi donc Henri Boudet fait-il allusion à Dom Martin qui n’a rien à voir avec le reste, ni à l’Aquitaine, ni aux chevaux ?!
Henri Boudet a pris pour exemple Dom Martin car ce dernier aurait avancé le fait que ce territoire se serait appelé « Equitaine » qui viendrait du latin « equus » qui signifie « cheval ». Henri Boudet loue la sagacité remarquable du religieux, Dom Martin, les aquitains ou Aquitani étaient de hardis dompteurs de chevaux.
Dom Martin écrivit des ouvrages sur sa mère, Marie de l’incarnation et ses oraisons internes, d’introspection et de l’accès à la sagesse divine. On a du mal à imaginer qu’il aurait pu se positionner sur l’étymologie du mot Aquitaine qui serait une déformation de « Equitaine », qui viendrait du latin « Equus » qui signifie « cheval ».
Nous n’avons pas trouvé l’ouvrage qui correspondrait aux dire d’Henri Boudet.
Dans le livre « la vie du vénérable Père Dom Claude Martin », il existe une parabole sur un cheval dans laquelle Dieu semble avoir voulu honorer la simplicité et l’obéissance.
Un vieux cheval était souffrant dans les écuries (d’un monastère). Il semblait être arrivé en fin de service et en fin de vie. Dom Claude Martin ordonna à un jeune religieux de faire le lever le cheval soufrant et le faire retourner aux écuries, choses qui semblaient impossible. Le jeune religieux obéi et le cheval se leva, retourna aux écuries et servit le monastère encore de nombres années. L’obéissance aveugle du jeune religieux est le symbole de de foi et d’obéissance « aveugle ».
Henri Boudet décompose le mot « Aquitani » avec les mots anglais suivants :
- « hack» signifie « cheval »
- « To cow (kaou) » signifie « intimider »
- « To hit » signifie « frapper »
- « hand » signifie « main »
Henri Boudet va même jusqu’à composer le mot « hackcowhithand » pour « aquitani », rappelons-le ! On peut relever une certaine ressemblance avec la parabole du vieux cheval de Dom Claude Martin.
Dans la page précédente, Henri Boudet nous avait proposé le découpage du mot « occitanie » :
- « hog-sea (hogsi) » signifie « marsouin »
- «to hit » signifie « frapper »
- « hand» signifie « main »
Ainsi que le fait que les basques appellent leur langue « Escualdunac » :
- « scowl (skaoul) » qui signifie « air sombre et renfrogné »
- « to down (daoun) » qui signifie « dompter »
- « hack» qui signifie « cheval »
On remarque la réutilisation des mots « to hit », « hack », « hand » ainsi que l’utilisation du mot « to cow (kaou) » à la place de « scowl (skaoul) ». Il a repris les mêmes sonorités pour décomposer « Occitanie + Escualdunac (La langue basque en basque) » et « Aquitani ».
Henri Boudet joue avec les sonorités et il se joue de nous !
Selon le dictionnaire Anglais-Français de Percy Sadler, les traductions sont les suivantes :
- « hack » signifie « cheval de louage, chose dont tout le monde se sert»
- « hackeney, hack » signifie « cheval de louage, un mercenaire»
- « to hack » signifie « hacher, couper en petits morceaux, offrir à tout le monde »
- « to hackeney » signifie « exercer, accoutumer à»
- « cow » signifie « vache »
- « to cow » signifie « itimider, effrayer »
- « to caw » signifie « croasser, crier comme un corbeau »
- « to cower » signifie « se courber en fléchissant les genoux, se baisser »
- « cow-grass » signifie « gramen »
- « cow-hair » signifie « bourre »
- « cow-herd » signifie « vacher »
- « cow-house » signifie « vacherie, étable »
- « cow-keeper » signifie « vacher »
- « cowl » signifie « capuchon, capuce, seau »
- « cowleech » signifie « médecin vétérinaire qui traite les vaches »
- « cow-pox » signifie « vaccin, virus pris du pis de la vache »
- « cowslip » signifie « coucou, primevère, primerolle »
- « cow-wheat » signifie « blé noir »
- « coxcomb » signifie « le haut de la têe, la crète d’un coq, un petit maitre, un fat »
- « to scowl » signifie « se refrogner, froncer le sourcil en signe de mécontentement, faire la moue, bouder »
- « scowl » signifie « refrogné, apparence triste, sombre »
- « skull » signifie « crâne, tête»
- « scull » signifie « crâne, petite rame, petite barque, nacelle, rameur qui fait voguer une nacelle, une bande de poissons »
- « to scull » signifie « gabarer, ramer »
- « school » signifie « école, maison d’éduction, doctrine particulière »
- « to school » signifie « instruire, enseigner, conduire, dirger, réprimander »
- « to hit » signifie « frapper, donner un coup à ; toucher, atteindre, rencontrer »
- « to hit » signifie « toucher ; se choquer, s’entrechoquer, réussir, porter »
- « to twit» signifie « jeter au nez, reprocher »
- « to twitter» signifie « faire du bruit, gazouiller, ricaner, rire au nez de quelqu’un, éprouver une grande envie »
- « twitter » signifie « accès, mouvement vif et passager de l’âme, ris involontaire, ris moqueur »
- « heat » signifie « chaleur, chaud, feu, fougue, ardeur, vivacité, véhémence, course, carrière»
- « to heat » signifie « chauffer, échauffer, enflammer »
- « to eat (ite) » signifie « manger, dévorer, consommer, corroder, ronger »
- « hilt » signifie « la poignée d’une épée, manche »
- « hot» signifie « chaud, brûlant, ardent, échaudé, véhément »
- « hut » signifie « hutte, cabane, cahute »
- « host» signifie « hôte, hôtelier, aubergiste, celui qui reçoit quelqu’un chez lui, armée, grand nombre, hostie, pain consacré »
- « to host» signifie « en venir aux mains, attaquer »
- « to hand » signifie « donner avec la main, remettre ; conduire par la main, se saisir, manier »
- « hand » qui signifie « la main, extrémité de bras divisé en doigts ; paume : mesure de quatre pouces; côté, partie, ouvrier »
- « end » qui signifie « bout, extrémité, fin ; conclusion ; pièce, morceau, but, dessein, intention »
- « to end » qui signifie « finir, terminer, conclure, achever »
Dans la partie Français-Anglais du dictionnaire, nous retrouvons les mots suivants :
- « haque » se traduit en anglais par « herrings prepared for bait, a horse » (un cheval castré, un hongre)
- « haquet » se traduit en anglais par « a dray, a low cart os carriage »
- « charcuter » se traduit en anglais par « to hack meat, to spoil in cutting, to mangle »
- « coutillade » se traduit en anglais par « a cut, a slash, a hack, a gash »
- « rossinante » se traduit en anglais par « rossinante, a sorry horse, a jade, a hack »
- « vache » se traduit en anglais par « cow, the female of the bull »
- « vacherie » se traduit en anglais par « cow-house »
- « bœuvonne » se traduit en anglais par « (agricul.) spayed cow (fache stérélisée) »
- « bouverie » se traduit en anglais par « public stable for oxen (at markets and fairs), a cow-house »
- « bouvier, bouvière » se traduit en anglais par « a cowherd, a clownish man or woman »
- « bouvillon » se traduit en anglais par « a young ox, a bullock »
- « vacciner » se traduit en anglais par « to vaccinate, to inoculate for the cow-pox »
- « lâchement » se traduit en anglais par « cow- ardly »
- « stablat » se traduit en anglais par « winter cow-house in which swiss hersmen live with their cattle »
- « lamantin » se traduit en anglais par «lamantine, the sea-cow »
- « dagorne » se traduit en anglais par « one-hornescow, (pop.) beldain, an old ugly woman, a hag »
- « berce » se traduit en anglais par « (a bird) a robin red-breast »
- « berce » se traduit en anglais par « (a plant) cow-parsnip »
- « berceau » se traduit en anglais par « a cradle, a bower (in a garden) »
- « bercer » se traduit en anglais par « to rock, to full asleep, to amuse with fair promises, to indulge on vain hopes »
- « tweed » se traduit en anglais par « (tailleur) twine »
- « bitord » se traduit en anglais par « twine, spun yarn »
- « cordiler » se traduit en anglais par « to twist, to twine, to warp »
- « entrelacs » se traduit en anglais par « things interlaceed knot within knot ; treads, twine, strings »
- « chaleur » se traduit en anglais par « heat, warmth, hot weather ; ardour of temper, vehemence, vicacity, zeal, eagerness, earnest passion»
- « empressement » se traduit en anglais par « eagerness, earnestness, care, zeal keenness of desire, ardour ; haste, hurry
- « froid » se traduit en anglais par « cold, gelid, frigis ; chill, shivering ; wasting passion, zeal or ardous ; indeferent, unconcerned, not animated ; coy, not affectionate or friendly »
- « froideur » se traduit en anglais par « coldness, want of heat unconcern, indifference, want of affection ; coyness, resere ; negligence, want of seal or animation »
- « ferveur » se traduit en anglais par « fervour, warm zeal, ardour, earnestness »
- « hotte» se traduit en anglais par « sorserl, dosser, pannier or basket, to be carriers on the shoulders »
- « hôte» se traduit en anglais par « host, one who entertains another in his table : a guest, one who is entertaines at the house of another : an innkeeper, a landlord »
A proximité des mots que nous avons trouvés, nous retrouvons les mots suivants :
- « scot » signifie « écot, un écossais »
- « scotch » signifie « écossais, de l’Ecosse »
- « scotchman » signifie « un écossais »
- « scout » signifie « un espion militaire, une sentinelle avancée, une vedette, un batteur d’estrade »
- « to scout » signifie « (mil.) espionner, aller à la découverte, battre la campagne, dédaigner, se moquer »
- « covin » signifie « fraude, collusion »
- « coward » signifie « poltron, lâche »
- « cavity » signifie « cavité, creux »
- « hod » signifie « oiseau, instrument pour porter le mortier, hotte »
- « hoe » signifie « houe, instrument aratoire »
scowl (skaoul) et « to cow (kaou) » possèdent cette sonorité « kaou » que l’on trouve dans plusieurs mots présents dans le tableau des pages 18 à 21 :
- Counta, calculer, compte / To count (kaount),calculer
- Scoutos, espion / scout (skaout), espion
- Scura, nettoyer / sot court (skaour), nettoyer
Dans le dictionnaire Anglais-Français de Percy SADLER :
- « to count » signifie « compter, calculer, supputer, estimer, imputer »
- « scout » signifie « un espion militaire ».
- « To scout » signifie « espionner » et « se moquer de ».
- « Scoured [skaourde] » signifie « écuré ». Ce mot se rapproche phonétiquement de « scout » mais il reste encore un peu éloigné.
- « to scour » signifier « nettoyer ». Pourquoi Henri BOUDET a-t-il déplacer des lettres pour transformer « to scour » en « sot cour » ? Quel jeu de mots faut-il trouver.
- « sot » signifie « un imbécile » ou à un « ivrogne, un homme abruti par la boisson »
- « cour » signifie « une court de justice ou une cours du roi ».
- L’autre mot qui contient la phonème [skaour], c’est le mot « offscouring » qui signifie « ordure, saleté, rebus ».
Henri Boudet nous propose des définitions qui de prime abord nous feraient penser à autre chose que ce qu’il nous propose :
| Mot de Boudet | Traduction de Boudet | Mot interprété | Traduit en français |
| hack | cheval | Couper en morceaux | |
| To cow (kaou) | intimider | Cow | Vache |
| To hit | frapper | Tweet | Cui-cui |
| hand | main | Hen / Hind | Poule / Biche |
| hog-sea (hogsi) | marsouin | Occis, occire, tué, tuer | |
| scowl (skaoul) | air sombre et renfrogné | Squale | |
| to down (daoun) | dompter | Doe | Daine |
Il nous propose 7 mots dont 2 correspondent à des animaux : « hack / cheval » et « hog-sea / marsouin ».
Le mot « cow » fait évidemment penser à la « vache » alors qu’il donne le verbe « intimider »
De même, le mot « hand » fait penser à « hen », c’est-à-dire la « poule » ou à « hind », « la biche ».
Est-ce un jeu des 7 différences qui porteraient sur les animaux ?
Si on prend « to hack » qui signifie « couper en morceaux » et « Occis » qui signifie « tué » et on complète avec « intimider, frapper, main, dompter, air sobre et renfrogné » : La description fait plus que peur !
Et au jeu des 7 animaux, on trouve : Cheval, vache, cui-cui, Poule/Biche, marsoin, Squale, Daine.
Kamoulox !

Blason de la congrégation de Saint-Maur :

Clotilde, épouse de Clovis priant Saint-Martin :

La charité de Saint-Martin partageant son manteau à un mendiant

Représentation de Saint-Martin dans le livre des heures d’Etienne Chevalier

Borne du pèlerinage du culte de Saint-Martin sur la commune de Candes-Saint-Martin

La tour de l’horloge et la tour Charlemagne à Tours :

De gauche à droite : Le dôme de la nouvelle basilique, la tour Charlemagne, la tour de l’horloge.

Extrait de « La vie du vénérable Père Dom Claude Martin »

Partie analysée : Page 144 – Deuxième paragraphe :

Henri Boudet se pose et nous pose la question qi la passion du cheval existe toujours chez les Aquitains moderne.
Pour lui, cette passion est toujours aussi vive malgré les changements des habitudes que l’on a connu au fil des siècles. Les exercices équestres dans le cadre d’un cirque permettent d’exciter dans l’âme des Aquitains et des Gascons un intérêt et un enthousiasme qui ne sauraient être contenus.
Pour la première fois depuis nombreuses pages, on devine quelques termes salaces cachés.
| La passion du cheval est-elle disparue du cœur des Aquitains modernes ? Il est certain qu’elle possède encore le même degré de vivacité, malgré les changements apportés par les siècles dans les habitudes : les exercices équestres d’un cirque quelconque suffisent, en effet, pour exciter dans l’âme des Aquitains et des Gascons un intérêt et un enthousiasme qui ne sauraient être contenus. |
Il nous parle, de passion, d’excitation, d’enthousiasme.
Il nous a expliqué que « aquitain » vient de « equus » qui signifie cheval ». Le cheval représente « l’eqqus » ou « l’écu » ou « les culs ». On a le mot « équestre ».
« L’habitude » ou « la bite rude » revient nous dire coucou.
« Quelconque » ou « quel con / quelle queue » aussi de retour.
Le « nus » perdu à la ligne, particule détachée de « contenus ».
« Les Aquitains et les Gascons » voilent à peine « Les catins et les garçons ».
Partie analysée : Page 144 – Troisième paragraphe :

Henri Boudet nous dit qu’il y avait environ 40 tribus qui vivaient en Aquitaine. Les neuf principales ont fait donner par les Romains le nom de Novempopulanie, c’est-à-dire la terre des neufs peuples.
Henri Boudet s’arrêtera sur le nom de certaines tribus et de certaines villes pour démontrer qu’ils peuvent être déclinés en anglais (langue celtique).
Comme nous l’avons vu en page 138, suite à la conquête de ces nouveaux territoires, sous le règne de l’empereur Auguste, la Gaule romaine est redécoupée en 3 régions : la Gaule Aquitaine, la Gaule Lyonnaise et la Gaule Belgique. Elles se rajoutent à la la Gaule Narbonaise pré-existante (depuis 120 avant J.-C.). L’Aquitaine soumise est intégrée à la région romaine de Gaule Aquitaine (de 27 avant J.-C. à 418).
Vers 300, l’empereur Diocétien découpe la région de Gaule Aquitaine en 3 parties :
- L’Aquitaine Première (autour de Bourges)
- L’aquitaine Seconde (autour de Bordeaux)
- L’Aquitaine Troisième ou Novempopulanie ou Pays des neufs peuples (autour d’Eauze). La Novempopulanie reprend le dessin géographique de l’Aquitaine pré-romaine intégrant les peuples proto-basques mais pas les peuples celtes
Il n’y a rien de déconnant dans ce que dit Henri Boudet dans ce paragraphe.
Carte de la Novempopulanie en 600 :

Liens :
Dom Claude MARTIN : https://cths.fr/an/savant.php?id=130416#
Marie de l’incarnation : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_l%27Incarnation
Congrégation de Saint-Maur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A9gation_de_Saint-Maur
Abbaye de Saint-Germain-des-Prés : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Germain-des-Pr%C3%A9s
Règle de Saint-Benoit : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_de_saint_Beno%C3%AEt
Henri Suso : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Suso
Mystique Rhénane : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mystique_rh%C3%A9nane
Pomponne de Bellièvre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pomponne_II_de_Belli%C3%A8vre
Aquitains : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aquitains
Martin de Tours : https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_de_Tours
Livre d’Heures d’Etienne Chevalier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27heures_d%27%C3%89tienne_Chevalier
La tour de l’horloge : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_de_l%27Horloge_(Tours)
La tour Charlemagne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Charlemagne
Bœuvonne : https://fr.wiktionary.org/wiki/b%C5%93uvonne
Stabulation : https://fr.wikipedia.org/wiki/Stabulation_(agriculture)
Dagorne : https://fr.wiktionary.org/wiki/dagorne
Berce : https://fr.wikipedia.org/wiki/Berce
Hongre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hongre
Haquet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Haquet_(hippomobile)
Ecu : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cu_(bouclier)
Scutum : https://fr.wikipedia.org/wiki/Scutum_(bouclier)
Scotum : https://fr.wikipedia.org/wiki/Scrotum
Novempopulanie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Novempopulanie



