La vraie langue celtique de l’abbé BOUDET – Page 141

Partie analysée : Page 141 – Premier paragraphe :

Henri Boudet nous dit que Jules César nous parle de l’institution des Soldurii dans sa campagne contre les Aquitains. Il ne fait pas référence aux Soldures dans le cadre de ses autres campagnes militaires, cela ne veut pas forcément dire qu’il ne rencontra pas d’autres tribus où l’institution de Soldurii existait.
Dans la page précédente, Henri Boudet prenait la référence de l’abbé Monlezun pour donner comme origine au mot « soldure », plus exactement « solduriens, saldunes » les mots basques suivants :
- « escaldunal » qui signifie « la langue basque »,
- « zaldi/saldi » qui signifie « cheval »
- « salduna » qui signifie « qui a un cheval, cavalier » à rapprocher de « eques » romain
Ces mots ne donnent pas le sens de la morale ni des actes des Soldures vis-à-vis du chef qu’ils ont loué fidélité. En basque, on notre simplement le profil d’un chevalier basque.
Henri Boudet nous dit qu’en langue Tectosage (il faut comprendre l’anglais), le mot « soldure » porte tout son sens de la l’institution des « soldurii ». Le soldure est le soldat dévoué à la vie, à la mort.
Cette formule « dévoué à la vie à la mort » vient de « Histoire de la philosophie en France – La période Gauloise » de A-F Gatien-Arnoult. Les Soldurii ou Soldurs ou Dévoués sont des hommes qui combattaient et guerroyaient et avaient une dévotion extrême au Brenn (chef militaire), à la vie à la mort.
Les brenns étaient les chefs militaires mais le mot signifie aussi « montagne ».
C’est ainsi qu’Henri Boudet décompose le mot « soldure » en mots anglais :
- « soul (sol) » qui signifie « vie, âme »
- « to dure (dioure) » qui signifie « durer »
Selon le dictionnaire « Anglais-Français de Percy Sadler, nous trouvons les définitions suivantes :
- « soul » signifie « âme, esprit, feu, vivacité, noblesse des sentiments, intelligence, essence, quintessence, vie, individu, personne »
- « sole » signifie « seul, unique (jur.) qui n’est point mariée (en parlant d’une demoiselle) »
- « bellyful » signifie « soul, rassasiement »
- « sole » signifie « plante, dessous du pied, la semelle d’un soulier, sole, poisson de mer (mar.) seuillet) »
- « to sole » signifie « mettre des semelles à des souliers, ressemeler »
- « bellyful » signifie « soul, rassasiement »
- « drunk » signifie « soul, ivre, enivré »
- « spirit » signifie « souffle, haleine, vent, esprit, substance incorporelle, âme, facultés intellectuelles, ardeur, courage, feu, génie, force d’esprit, naturel, caractère, tempérament, humeur, disposition, sentiment, perception, apparition, fantôme, essence, esprit, ce qu’il y a de plus pur, de plus subtil dans une chose »
- « to spirit » signifie « animer, exciter, remplir d’ardeur ou de courage »
- « ghost » signifie « âme, esprit, fantôme, revenant »
- « life » qui signifie « vie, existence, sang, feu, vivacité, manière de vivre, histoire de la vie d’un homme remarquable »
- « lief (life) » qui signifie « volontiers, de bon gré »
- « leaf (life) » qui signifie « feuillet, feuillet d’un livre, une feuille de papier, feuille ou lame mince de métal »
- « to dure » signifie « durer »
- « duramater » signifie « dure-mère, membrane qui enveloppe le cerveau »
- « tressure » signifie « (blas.) bor- dure »
- « adamant » signifie « pierre très dure, diamant, aimant »
- « sexennial » signifie « qui dure six ans, qui arrive tous les six ans »
- « perennial » signifie « qui dure toute l’année, perpétuel, continuel »
- « marble » signifie « marbre, pierre calcaire, veinée et très dure, bille, petite balle en marbre, marbré »
Dans la partie Français-Anglais du dictionnaire, nous retrouvons les mots suivants :
- « âme » qui se traduit en anglais par « soul, spirit, mind ; heart, life ; ghost ; conscience »
- « soul » qui se traduit en anglais par « full, glutted, fuddled, drunk»
- « vie » qui se traduit en anglais par « life, days, livelihood, food, bread »
- « dure-mère » qui se traduit en anglais par « (anat.) dura-mater »
A proximité des mots que nous avons trouvés, nous retrouvons les mots suivants :
- « sou » qui signifie « sou, monnaie française en cuivre, vingtième partie d’un franc »
- « sough » qui signifie « égout souterrain »
- « sorrel » qui signifie « oseille, plante acide agieste et potagère, de trente et une espèces »
- « sorrel » qui signifie « alezan, de couleur fauve tirant sur le roux »
- « sorrily » qui signifie « chétivement, pitoyablement, misérablement »
- « souillure » qui signifie « fifth, dirt, spot, corruption »
- « soudoyer » qui signifie « to keep in pay »
- « soudure » qui signifie « solder, soldering, the place where metal is soldered »
- « drove » qui signifie « troupeau, troupe, multitude »
- « drover » qui signifie « bouvier, celui qui mène le bétail »
- « lie » qui signifie « mensonge, menterie, fiction »
- « trick » qui signifie « tour d’adresse, artifice, ruse, tromperie, fourberie, main, levée, jeu de cartes »
- « to trick » qui signifie « tricher, tromper, duper, en imposer à, attraper, filouter, orner, parer »
Pour une fois, en jouant sur les sonorités, le « soul / to dure » ne mène nulle part !
On peut éventuellement s’arrêter sur le « soul » comme quelqu’un d’ivre en français ou bien encore une femme qui n’est point mariée, soit une jeune fille (ou une vieille fille).
Le mot « dure-mère » attire notre attention, car on retrouve le mot « dure » et la « mère » dans un contexte religieux fait penser à « la vierge Marie ».
Les mots à proximité sont très tirés par les cheveux, et il est très peu probablement qu’ils aient été choisis volontairement.
Nous sommes un peu dans l’impasse.
Et puis quand on cherche « durer », google nous propose Albrecht Dürer, le peintre, dessinateur, artiste allemand de fin 15e, début 16e siècle qui produisit des œuvres assez nombreuses principalement dans le thème religieux. Il réalisa 19 gravures sur bois entre 150 et 1510 qui se nomment « La vie de la Vierge ». Ils furent édités dans un livre illustré en 1511.
Partie analysée : Page 142 – Deuxième paragraphe :

Henri Boudet développe sa démonstration en pointant du doigt le mot anglo-saxon, (anglais) « soldier » qui signifie « soldat ». D’où peut bien provenir le mot « soldier » sinon de « soldure (soldioure) » ?! Comment l’institution de « soldurii » a bien pu passer chez anglo-saxons si l’institution de « soldurii » était exclusivement connue et pratiquée par les Ibères ?
Ce lien semble évident pour Henri Boudet : il est le fruit de la fusion des celtes et des ibères sur le sol d’Aquitaine et de la création d’une nouvelle population, « les celtibères » qui pratiquaient le « soldurii ».
C’est ainsi qu’Henri Boudet fait le lien entre :
- l’institution de « soldurii » pratiquées par les Ibères,
- la rencontre des Celtes et des Ibères en Aquitaine,
- la fusion de ces deux peuples pour donner « les celtibères »,
- la pratique de « soldurii » chez les celtibères
- Pour en finir par l’utilisation du nom « soldure / soldier » par les descendants des celtes : les anglo-saxons.
C’est ainsi qu’Henri Boudet nous présente les choses.
Nous n’avons pas de commentaire particulier à apporter.
Liens :
Liard : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liard_(monnaie)
Liste des tableaux d’Albrecht Dürer : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_peintures_d%27Albrecht_D%C3%BCrer
Vie de la Vierge : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vie_de_la_Vierge_(D%C3%BCrer)


